La Dre Nadia Chaudhri, neuroscientifique, est morte des suites d’un cancer de l’ovaire, mardi, après avoir ému des internautes du monde entier en documentant ses derniers mois de vie sur les réseaux sociaux.

Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

La députée de Westmount–Saint-Louis, Jennifer Maccarone, a rendu hommage à Mme Chaudhri mardi pour son « dévouement et son courage », en annonçant que la médaille de l’Assemblée nationale lui était remise à titre posthume. « En partageant son combat aux soins palliatifs sur Twitter, elle a pu sensibiliser des femmes de partout à travers le monde », a souligné Mme Maccarone.

De l’unité des soins palliatifs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) où elle se trouvait, Nadia Chaudhri a documenté les étapes de sa phase terminale, sous les yeux de plus de 100 000 abonnés. La mère de 43 ans avait reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire avancé en juin 2020.

Militante pour l’accessibilité au domaine des neurosciences, elle avait décidé de lancer une collecte de fonds pour offrir des bourses à de jeunes chercheurs issus de minorités ou de milieux défavorisés. En date du 6 octobre, plus de 600 000 $ avaient été amassés pour cette cause, grâce aux dons de plus de 8000 personnes.

Originaire du Pakistan, Nadia Chaudhri a quitté son pays à l’âge de 17 ans pour aller étudier aux États-Unis. Elle a ensuite fait sa thèse de doctorat à l’Université de Pittsburgh et un stage postdoctoral à l’Université de Californie à San Francisco. En 2010, elle a été recrutée par l’Université Concordia à Montréal.

À la mi-septembre, Nadia Chaudhri avait été nommée professeure titulaire au département de psychologie de l’Université Concordia. L’établissement a annoncé la mise en berne de son drapeau jeudi, à la mémoire de Mme Chaudhri.

LISEZ la chronique « Magnifique professeure de courage », de Rima Elkouri