Les 11 000 travailleurs des Centres à la petite enfance (CPE) affiliés à la CSN ont annoncé mardi deux autres journées de grève les 14 et 15 octobre prochain.

Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

« Après avoir conclu deux autres journées de pourparlers avec les négociateurs gouvernementaux, les représentantes et représentants des 11 000 salarié-es de CPE syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux déclarent une grève de deux jours, les 14 et 15 octobre prochains », ont-ils indiqué dans un communiqué mardi soir.

Il s’agira des deuxième et troisième journées d’un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par les travailleuses et les travailleurs de CPE. La première journée de grève a eu lieu le vendredi 24 septembre dernier.

« Malheureusement, on sent qu’il faut vraiment maintenir la pression, a indiqué la représentante du secteur des CPE à la FSSS-CSN, Stéphanie Vachon dans un communiqué. La partie patronale doit comprendre qu’elle n’est pas en position d’imposer des reculs dans la convention collective. »

Les négociations tournent principalement autour de la question des salaires.

Les éducatrices en CPE demandent la parité avec les techniciennes en service de garde scolaire. Celles-ci ont droit à un salaire de 29,05 $ l’heure au dernier échelon salarial. À l’heure actuelle, le salaire d’une éducatrice en CPE est de 19 $ l’heure au premier échelon et de 25 $ l’heure au 10e et dernier échelon. Or, la dernière proposition du gouvernement du Québec, déposée en juillet dernier, ferait passer le salaire maximal des éducatrices de 25,15 $ à 28,26 $ l’heure.

Selon le syndicat, les CPE font face à une pénurie de main-d’œuvre et la relève se fait rare alors que la technique en service de garde attire de moins en moins d’élèves.

Avec Éric-Pierre Champagne, La Presse