(Montréal) L’alcool au volant est de moins en moins responsable des accidents mortels en voiture depuis une dizaine d’années, selon un nouveau rapport.

La Presse Canadienne

De 2008 à 2018, la proportion du nombre de décès causés par l’alcool au volant est passée de 19,6 % à 9,9 %, selon un document préparé par la firme française de comparaison d’assurances, Hellosafe.ca.

On dénombrait en 2008 109 décès liés à l’alcool, comparativement à 35 dix ans plus tard.

Pour arriver à ces chiffres, Hellosafe.ca a colligé les données du gouvernement du Québec, de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et de la Sûreté du Québec.

Le rapport note par ailleurs une diminution en général des accidents mortels de la route. De 1973 à 2019, la mortalité sur la route a chuté de près de 85 % — et ce, même s’il y a trois fois plus de voitures sur la route.

La firme explique cette baisse importante par le succès des campagnes de sensibilisation du gouvernement, le port de la ceinture obligatoire, et l’amélioration de la sécurité des véhicules et des infrastructures routières.

Selon Antoine Fruchard, directeur en chef chez Hellosafe.ca, ces données témoignent des « immenses progrès qui ont été accomplis en matière de sécurité routière, même si chaque personne qui meurt sur la route est toujours un décès de trop ».

D’après les données de la firme, ce sont dans les régions rurales où surviennent le plus d’accidents mortels. Selon le rapport, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine remporte la triste palme de la région la plus meurtrière du Québec en proportion de la population, avec un total de 11,03 morts par 100 000 habitants.

L’Abitibi-Témiscamingue et le Bas-Saint-Laurent suivent de près avec 10,12 et 10,11 morts par 100 000 habitants.

En comparaison, Montréal enregistre seulement 1,66 décès par 100 000 habitants.

Le rapport justifie cette disparité notamment par le fait que la voiture est plus utilisée dans les régions, alors que la métropole est dotée d’un grand système de transports en commun.

De plus, les routes seraient plus dangereuses en région et moins bien entretenues que dans les grands centres.