(Montréal) Le décès d’un autre travailleur sur un chantier de construction routier est dû en partie à une planification déficiente des travaux, qui a mis le travailleur en danger, juge la CNESST.

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) vient de rendre public son rapport sur le décès de Sylvain Beaulieu, monteur de chantier pour l’entreprise Signalétik, le 21 septembre 2020 à Sainte-Eulalie.

Le travailleur avait été heurté par un automobiliste alors qu’il s’affairait avec un collègue, à 3 h 30 du matin, à installer des glissières de sécurité en béton pour un chantier de construction sur l’autoroute 20. Il s’agissait de fermer une voie à la circulation avec ces glissières.

Dans son rapport de 36 pages, la CNESST énonce deux causes au décès : le fait que le travailleur se soit momentanément placé dans la voie ouverte à la circulation, dans la trajectoire d’un automobiliste, puis la planification des travaux d’installation des glissières en béton, qui était « déficiente » et qui l’a exposé à un danger de heurt.