(Montréal) Des services de garde en milieu familial seront perturbés, vendredi avant-midi, alors que les 10 000 responsables qui sont syndiquées à la CSQ et les 3000 qui le sont à la CSN feront des moyens de pression.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

Ainsi, les 10 000 qui sont syndiquées à la Centrale des syndicats du Québec ouvriront leurs portes 1 heure et 15 minutes plus tard qu’à l’habitude, ce vendredi.

Et celles qui sont syndiquées à la Confédération des syndicats nationaux ouvriront leurs portes seulement à midi.

Ces syndicats qui représentent des responsables de services de garde en milieu familial négocient présentement le renouvellement de leur convention collective avec le ministère de la Famille. La rémunération est le principal point en litige.

Ces responsables ne sont pas rémunérées à l’heure. Elles touchent une subvention du ministère pour dispenser le service de garde à leur domicile. En divisant cette subvention par le nombre d’heures de travail qu’elles font, elles affirment qu’elles touchent moins que le salaire minimum de 12,50 $ l’heure.

Ministre déçu

À Québec, le ministre Mathieu Lacombe s’est montré déçu du fait que ces moyens de pression surviennent dès maintenant. « C’est tôt dans le processus pour faire la grève. Les offres ont été déposées quelques jours avant Noël », a-t-il fait valoir. « Quand on veut arriver à un bon résultat, il faut discuter. »

Le cabinet a déploré les répercussions de ces moyens de pression sur les enfants et les parents. La conciliation travail-famille est déjà suffisamment ardue sans que d’autres embûches soient imposées aux parents, a-t-on fait valoir.

Le ministre a tout de même salué le travail des responsables de service de garde auprès des enfants. Et il a suggéré aux parents mécontents de « le dire à leur éducatrice en milieu familial ».

Le cabinet n’a pas voulu entrer dans le détail des négociations avec les syndicats concernés. « Nous ne négocierons pas sur la place publique. »