La radiobalise de repérage d’urgence de l’hélicoptère du PDG de Savoura Stéphane Roy a connu une défaillance, note le Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Nicolas Bérubé Nicolas Bérubé
La Presse

C’est parce qu’une radiobalise de repérage d’urgence (ELT) était défaillante à bord de l’hélicoptère du PDG de Savoura Stéphane Roy que les autorités avaient perdu la trace de l’appareil qui s’est écrasé l’été dernier.

« Si l’interrupteur de l’ELT peut basculer à la position "OFF" lors d’un impact, les opérations de recherche et sauvetage d’un aéronef porté disparu peuvent être retardées, ce qui diminue par le fait même les chances de survie des occupants », note le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada dans un communiqué envoyé jeudi.

Le BST remarque que ce bris « n’avait pas été détecté lors la certification de l’ELT effectuée par un organisme de maintenance agréé 3 mois avant l’accident. Selon le site web d’Orolia, le fabricant des ELT Kannad, il y aurait 65 000 ELT Kannad sur le marché. »

Yves Le Roux, pilote d'hélicoptère et président de l'école de pilotage et exploitant aérien Passport Hélico, note que c'est la première fois qu'il entend parler d'un bris de cet équipement.

« J'ai jamais vu ça. Des ELT Kannad, on a ça dans tous nos hélicoptères. Honnêtement, comme pilote, on touche jamais à ça. Ce sont les mécaniciens qui y touchent, et normalement, ils sont habitués, ils ne les brisent pas. C'est pour ça que je suis très étonné. »

Stéphane Roy et son fils Justin avaient été retrouvés sans vie au nord du parc national du Mont-Tremblant le 25 juillet 2019, deux semaines après qu’ils eurent monté à bord d’un hélicoptère qui n’est jamais arrivé à destination.