La journaliste canadienne Christie Blatchford est décédée mercredi à l’âge de 68 ans après avoir été diagnostiquée d’un cancer du poumon l’automne dernier.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Native de Rouyn-Noranda, Mme Blatchford a marqué les esprits. Son caractère intransigeant et ses reportages sur les enjeux judiciaires au Canada étaient mentionnés dans plusieurs témoignages à travers les réseaux sociaux mercredi matin.

«Elle nous manque déjà. C’était une fille super», a dit son frère Les Blatchford.

Lauréate de prix prestigieux en journalisme, l’ancienne correspondante de guerre a signé de nombreux textes dans le National Post, le Toronto Star et le Globe and Mail.

Les reportages de guerre et de droit criminel sont généralement des histoires de vie ou de mort, ce qui les rend vraiment importantes, avait expliqué Mme Blatchford lors de son intronisation au Canadian News Hall of Fame en novembre dernier.

Elle a publié divers livres, dont l’un sur son expérience auprès des Forces armées canadiennes. Cette œuvre lui a valu un prix du Gouverneur général en littérature en 2008.

Certains de ses écrits ont toutefois soulevé la controverse. Son article sur Rehtaeh Parsons, une adolescente de Nouvelle-Écosse qui s’est enlevée la vie après avoir été agressée sexuellement, avait soulevé l’indignation en 2013. La mère de la victime a décrit le reportage de Mme Blatchford comme étant biaisé et dégradant.

Reste que sa carrière a été largement saluée mercredi à l’annonce de son décès. Le premier ministre ontarien Doug Ford a rendu hommage sur son compte Twitter à la célèbre columnist : « Le journalisme canadien subit une énorme perte aujourd’hui à la suite du décès de Christie Blatchford. »

«C’est un jour triste pour le Canada. Christie Blatchford était une personne, une journaliste et une patriote extraordinaire. Elle nous rendait meilleurs. Je suis privilégié de l’avoir connue», a déclaré Mark Norman, vice-amiral à la retraite.

-Avec La Presse canadienne