(Gatineau) Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) lance mercredi une série de 10 caravanes qui parcourront différentes régions du Québec et visiteront plus de 20 bureaux de ministres du gouvernement Legault en trois jours.

La Presse canadienne

En cette première journée de la campagne intitulée « Pour du logement social maintenant ! », une cinquantaine de militants de Montréal et de Gatineau se rendront successivement aux bureaux du ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, du ministre de l’Environnement, Benoit Charrette et du ministre des Finances, Éric Girard.

À propos de l’Outaouais, le FRAPRU a observé que le loyer moyen a progressé de 10 % dans la dernière année pour en faire la région où le loyer moyen est le plus cher au Québec. Les prix des logements neufs qui se construisent sont élevés et la seule voie à moyen terme pour sortir les gens de la précarité est le logement social, selon le FRAPRU.

L’organisme a noté qu’il est fréquent qu’au Québec, de plus en plus de promoteurs immobiliers rachètent des baux, souvent en ciblant des édifices où vivent des locataires qui paient des loyers plus bas. Ces locataires sont ensuite chassés vers des secteurs éloignés des services et des réseaux d’entraide de leur quartier.

Il y a quelques semaines, le FRAPRU a réclamé du gouvernement du Québec qu’il consacre les fonds nécessaires à la réalisation de 50 000 logements sociaux en cinq ans. L’organisme déplore que l’an dernier, à peine 835 logements coopératifs et sans but lucratif aient été bâtis au Québec.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, rappelle qu’à l’approche du dépôt de son budget à l’Assemblée nationale, le gouvernement du Québec dispose d’un surplus budgétaire de 5 milliards, avant les versements au Fonds des Générations. Elle lui suggère d’aller chercher des revenus supplémentaires en révisant les mesures fiscales dont bénéficient les plus riches, les institutions financières et les grandes entreprises financières.

La campagne que s’apprête à lancer le FRAPRU devrait culminer au printemps 2021 par l’organisation d’un camp des mal-logés dans la région de Montréal.