Le spectre de la propagation du coronavirus en Chine a assombri les célébrations du Nouvel An chinois, samedi, au Complexe Desjardins. Selon le président de la Chambre de commerce du Quartier chinois et organisateur principal de l’événement, Marc Zhang, la foule était nettement moindre que celle des années précédentes.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

Certaines personnes rassemblées près de la fontaine centrale de la Grande-Place du Complexe portaient des masques chirurgicaux. Les tables des stands étaient jonchées de distributeurs de désinfectant pour les mains et des bouteilles d’alcool à friction étaient bien en évidence à la table d’information.

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Les célébrations du Nouvel An chinois attirent toujours un large public, et pas que des membres de la diaspora chinoise de Montréal.

Selon des participants rencontrés par La Presse, de nombreux membres de la communauté chinoise ont préféré éviter les foules.

Nous avons indiqué aux membres de la communauté, à travers WeChat [application chinoise de messagerie instantanée], de rester à la maison s’ils ressentaient des maux de gorge ou un début de fièvre.

Marc Zhang, président de la Chambre de commerce du Quartier chinois et organisateur principal des célébrations du Nouvel An chinois

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Sissi Liu, une des animatrices des festivités, a indiqué que cette édition du Nouvel An chinois n’avait « rien à voir » avec celle de l’année dernière. L’année dernière, il y avait des gens présents jusqu’au deuxième étage [du Complexe Desjardins], selon elle.

Sissi Liu, une des animatrices des festivités, a indiqué que cette édition du Nouvel An chinois n’avait « rien à voir » avec celle de l’année dernière. « Il y a assurément une influence du coronavirus sur le nombre de gens présents. L’année dernière, il y en avait jusqu’au deuxième étage [du Complexe Desjardins]. On ne pouvait même pas traverser la foule. Cette année, c’est quand même vide. »

« L’année dernière, je suis venue pour le Nouvel An, mais cette année, beaucoup de gens sont restés à la maison. Je crois qu’ils ont peur des foules », a avancé Ting Ting Huang, bénévole pour l’événement. Celle-ci dit avoir fait des réserves de masques chirurgicaux pour les membres de sa famille.

Comme plusieurs de ses proches, Mme Huang devait s’envoler pour la Chine au cours du mois prochain pour célébrer le Nouvel An. Tous ceux qu’elle connaît y ont renoncé ou ont remis leur vol à plus tard, « lorsque la situation sera revenue à la normale », a-t-elle expliqué.

« Je ne crois pas que l’on devrait s’inquiéter ici, a estimé quant à elle Wenwen Qi, mère de famille venue assister aux célébrations avec ses deux enfants. Si certaines personnes ont ressenti des problèmes de santé, c’est sûr qu’elles sont restées à la maison. »

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Selon des participants rencontrés par La Presse, de nombreux membres de la communauté chinoise ont préféré éviter les foules.

Marc Zhang a expliqué qu’aucun des artistes invités à fouler la scène n’est venu directement de Chine. Plusieurs, cependant, venaient de Toronto, où un premier cas probable d’infection au coronavirus a été détecté samedi.

Les célébrations du Nouvel An chinois attirent toujours un large public, et pas que des membres de la diaspora chinoise de Montréal. L’événement se veut une fenêtre sur la culture de la Chine et de ses nombreuses régions.