« On devrait être plus nombreux. Nous travaillons à compléter l’équipe », a dit en entrevue mercredi après-midi le docteur Stéphane Tremblay, duquel relève la DPJ de l’Estrie où est survenu le décès tragique de la fillette de Granby.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Une décision de la Cour du Québec divulguée mardi (mettant à jour les mesures de protection de deux enfants de la fratrie de la fillette) comportait un autre blâme contre la DPJ de l’Estrie, le juge relevant à quel point la famille avait été mal suivie par les services sociaux à l’époque.  

En date de mercredi, 88 dossiers d’enfants ou d’adolescents attendent en Estrie d’être assignés à un travailleur social afin qu’il puisse mettre en place un plan d’intervention auprès de la famille.

En entrevue à La Presse, le docteur Stéphane Tremblay, qui est président directeur général du CIUSS de l’Estrie-CHUS, a dit que les constats à l’interne ont déjà été faits. « On a déjà admis que le suivi n’avait pas été adéquat. Nous n’avons pas oublié la fillette », a-t-il insisté.

Le juge a souligné à grands traits à quel point l’intervenante qui suivait la famille avait une charge à temps plein, alors qu’elle travaillait à temps partiel.  

Qu’en est-il aujourd’hui ? Suffisez-vous à la tâche ?

Le docteur Tremblay souligne que les signalements continuent d’augmenter, que 44 postes ont été pourvus, mais qu’avec les congés divers (maladie, paternité, maternité), il demeure difficile d’avoir assez de personnel.