Alors que l’on croyait le dossier réglé, voilà que les 15 cerfs de Virginie du parc Michel-Chartrand de Longueuil qui devaient être sauvés et relocalisés, gambadent toujours allègrement dans le parc en raison de nombreuses embuches administratives.

François Laramée
Initiative de Journalisme Local

En fait, l’organisme chargé du transfert, Sauvetage animal ne débutera son travail que le 15 janvier prochain. Et cela, si tout va bien. L’organisation doit surtout se plier à plusieurs exigences du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), lesquelles engendrent aussi plusieurs coûts imprévus.

« Sauvetage animal » doit, premièrement, obtenir un permis pour la capture des animaux sauvages à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune. Le coût d’un tel permis s’élève à 400 $, et plusieurs documents doivent le justifier.

Le même ministère demande également à « Sauvetage animal » de se procurer un certificat de bons soins au cout de 5000 $.

S’ajoute à la facture l’achat de deux fusils tranquillisants pneumatiques au cout de 6000 $.

Et ce n’est pas tout. La location de clôtures temporaires pour créer un enclos s’élève quant à elle à 1500 $ par mois.

« Sauvetage animal » compte sur ses membres pour financer l’opération. Celle-ci devrait se dérouler, conditionnellement à l’obtention du permis SEG, entre le 15 janvier et le 15 mars.

Dans un premier temps, Sauvetage animal construira un enclos temporaire de 20 000 pieds carrés afin d’attirer les cerfs avec de la nourriture. Une fois en enclos, les femelles chevreuil seront tranquillisées, identifiées et examinées une à une. Pour le transport, l’animal sera tranquillisé. À destination, il recevra une injection d’antibiotiques et un dernier tranquillisant pour éviter le stress final.

Sept des cerfs capturés iront donc au Zoo Miller, cinq à la ferme Familizoo, et les recherches se poursuivent pour placer les deux derniers.

Le MFFP exige que les animaux transférés restent dans leur nouveau cheptel jusqu’à leur mort. « Sauvetage animal » assurera un suivi auprès des refuges au cours des mois suivants les transferts.

Il faudra voir, au cours des prochaines années si une telle opération de rationalisation du cheptel de cerfs au parc Michel-Chartrand devra être répété mais à la lumière de l’actuelle opération, le ministère ne simplifie pas les choses.