Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant plaide pour un renforcement du système de protection de la jeunesse, à la suite du drame qui a coûté la vie à deux jeunes enfants de la communauté huronne-wendate en octobre dernier.

Alice Girard-Bossé Alice Girard-Bossé
La Presse

Dans la nuit du 10 au 11 octobre, Michaël Chicoine aurait tué ses deux enfants, Olivier, 5 ans, et son petit frère, Alex, 2 ans. Les enquêteurs ont retrouvé les deux garçons sans vie dans la résidence de la rue Chef Nicolas-Vincent, au cœur du village de Wendake. La situation des deux enfants avait mené à trois signalements qui n’ont pas été retenus.

À la suite des évènements, le ministre Carmant avait ordonné la tenue d’une enquête externe sur le processus qui aurait mené à la non-rétention des signalements faits à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Capitale-Nationale.

Réforme de la DPJ

Après le dépôt du rapport d’enquête, le ministre Carmant et le président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS), Michel Delamarre, se sont rencontrés afin de discuter des constats retenus.

Le rapport d’enquête met de l’avant plusieurs recommandations visant à renforcer le système de protection de la jeunesse, notamment sur l’importance de mieux former les intervenants et de leur offrir les outils appropriés.

Tous les membres de l’équipe de Réception et traitement des signalements devront recevoir une formation spécifique à cet égard et devront être mieux qualifiés.

Le rapport indique que les professionnels devraient également avoir à leur disposition un outil d’aide à la décision convivial et performant pour permettre de prendre les meilleures décisions dans l’intérêt de l’enfant.

« Je suis convaincu du bien-fondé d’une réforme en profondeur de la DPJ et de la Loi sur la protection de la jeunesse. Je me suis engagé à travailler en ce sens et c’est ma ferme intention de revoir entièrement ce système », a indiqué le ministre Carmant.

« Nous prenons acte des conclusions et des recommandations partagées dans le rapport d’enquête concernant le drame survenu dans la communauté huronne-wendate. Nous collaborerons à tout effort que notre gouvernement déploiera à cet égard », a ensuite ajouté M. Delamarre.

En raison de la confidentialité liée à la Loi sur les services de santé et les services sociaux ainsi qu’à la Loi de la protection de la jeunesse, le rapport ne pourra pas être rendu public dans son entièreté.