Des travailleurs des services publics membres de la CSN ont occupé lundi matin les bureaux du Conseil du trésor au centre-ville de Montréal.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Ils sont un peu plus d’une dizaine provenant du secteur de la santé et de l’éducation à avoir pris d’assaut les bureaux au huitième étage. Environ une centaine d’autres membres se tenaient à l’extérieur de l’édifice dès 9 h 30 lundi.

Ils manifestent leur indignation face aux compressions budgétaires et leurs conditions de travail. « Tous les types d’emploi sont en grogne », soutient Chantal Morin, préposée aux bénéficiaires.

Le ras-le-bol généralisé de ces travailleurs du secteur public s’est traduit en cris de ralliement et en slogans revendicateurs. Des manifestants ont déployé une immense banderole à partir du toit de l’édifice au coin des rues Stanley et Sainte-Catherine sous les regards curieux des passants.

Qu’il s’agisse d’éducation ou du réseau de la santé, les conditions de travail sont en recul constant depuis des années, pense un préposé aux bénéficiaires en salle d’opération à l’hôpital du Sacré-Cœur qui prenait part à l’action. « On est à bout et le système s’écroule. On sauve la vie des patients et on les console. Notre travail est important. »

Les négociations avec le gouvernement tournent en rond, selon Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN, qui déplore la lenteur du processus. « Les dates de rencontre ne sont pas très rapprochées, les gens présents devant nous étaient sans mandat. Pourtant, on en a des solutions. »

« Le personnel de soutien scolaire est complètement oublié. Pourtant il est présent du matin au soir pour les élèves. Les secrétaires sont devenues des infirmières », plaide Frédéric Brun, éducateur spécialisé.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour dire à la présidente du Conseil du trésor que, pour rebâtir les services publics qui vivent une crise sans précédent, les ressources doivent être au rendez-vous. La volonté de négocier que vous avez exprimée au cours des derniers jours ne doit pas être une simple façade ; elle doit se traduire par des investissements importants », affirme Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).