Des membres de Greenpeace organisent samedi des actions partout au Canada pour attirer l’attention des dirigeants sur les enjeux environnementaux et leur rappeler leurs promesses. À Montréal, les équipes bénévoles de l’organisme ciblent le projet GNL Québec.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« Ici nous avons choisi GNL car il y a un enjeu environnemental majeur avec ce projet. Au Québec, le gouvernement a un préjugé favorable envers le projet. C’est contradictoire avec l’idée d’une relance verte. On nous rit au nez en nous disant que c’est un projet vert », soutient Louis Couillard, chargé de mobilisation pour Greenpeace.

Organiser des manifestations devient plus complexe dû aux consignes sanitaires, alors que la pandémie prend un grand espace médiatique, soutiennent deux activistes de Greenpeace. Ils ont grimpé au petit matin pour installer la banderole qui affiche l’immense slogan « NON à GNL »

L’imposante banderole installée au sommet d’un bâtiment en construction sur le site du campus MIL de l’Université de Montréal est apparue dès 6 h du matin.

Une autre action similaire est prévue vers 9 h 30 sur l’avenue du Mont-Royal à Montréal et dans plusieurs autres villes canadiennes.

Le geste vise à souligner le désaccord d’une partie de la population Québécoise avec le projet, mais cherche aussi à rappeler aux gens de s’informer sur ses tenants et aboutissants.

Le groupe de bénévoles de Greenpeace invite les étudiants à transmettre leur opinion au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d’ici jeudi. La reprise des audiences publiques sur le projet de construction du complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay est prévue le 26 octobre.

« Il faut faire passer les gens avant le profit et à long terme, le projet GNL ne tiendra pas », lance l’une des activistes qui a participé à l’installation de la banderole samedi.

Selon elle, la communauté étudiante a un rôle à jouer, car c’est la jeunesse qui va écoper des désastres environnementaux.

Au cours de la semaine prochaine, des associations étudiantes de cégeps et d’universités québécoises entameront une campagne en opposition à GNL Québec.

« Au final, on ne se rend pas compte que la vague de la pandémie est minuscule à côté de la crise climatique qui va suivre », pense l’un des grimpeurs.