(Ottawa) Le Canada a manifesté à la Chine son opposition catégorique à la peine de mort, après la condamnation d’un deuxième Canadien à la peine capitale dans une affaire de drogue cette semaine, affirme la vice-première ministre Chrystia Freeland.

La Presse canadienne

Ye Jianhui a été condamné vendredi par le tribunal intermédiaire municipal de Foshan, dans la province du Guangdong, après avoir été reconnu coupable de fabrication et de transport de drogues illicites.

La veille, le Canadien Xu Weihong avait également été condamné à mort par un autre tribunal de la même province, lui aussi pour des crimes liés aux drogues.

Mme Freeland a déclaré vendredi que le Canada s’opposait depuis longtemps à la peine de mort, qu’il considère comme un châtiment cruel et inhumain, et que le gouvernement canadien continuerait de le dire clairement à la Chine.

Elle n’a cependant pas établi de lien entre le cas de ces deux hommes et les tensions diplomatiques entre le Canada et la Chine depuis l’arrestation de Meng Wanzhou, une dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, en 2018 à Vancouver, en vertu d’un mandat d’extradition américain.

Elle avait précédemment estimé que la détention en Chine des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor constituait une forme de représailles pour l’arrestation de Mme Meng.