Fierté Montréal a suspendu indéfiniment son président et fondateur Éric Pineault jeudi, le temps d’examiner des dénonciations « d’inconduite sexuelle » qui ont été reçues contre lui. La nouvelle tombe à peine quatre jours avant le début du festival, qui se tiendra cette année sur plusieurs plateformes, pandémie oblige.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Dans une déclaration, l’organisme affirme qu’un mandat a été confié à un enquêteur externe indépendant pour faire la lumière sur les allégations, dont on ignore la provenance exacte à ce stade-ci.

Un rapport détaillé sera remis au conseil d’administration dans les prochaines semaines. Pour permettre à l’enquêteur de faire son travail « en toute indépendance » et respecter son autonomie professionnelle, aucun autre commentaire ne sera émis pour le moment, ajoute-t-on.

Jeudi, en fin de journée, le nom d’Éric Pineault avait disparu de toutes les pages du site web de Fierté Montréal.

Une édition à tenir, malgré tout

Dès le 10 août prochain, Fierté Montréal doit notamment tenir son « édition 360 », qui rassemblera plusieurs artistes, auteurs et conférenciers LGBTQ+. À sa clientèle, l’organisation assure que malgré la situation, son « événement phare » ainsi que ses autres projets ne sont pas compromis.

C’est Marie-Ève Baron, qui était jusqu’ici vice-présidente du groupe, qui prendra la place d’Éric Pineault de manière intérimaire. Elle évolue dans l’organisation à titre du membre de conseil d’administration depuis plus de 10 ans, en parallèle de sa carrière en ingénierie.

De son côté, Jean-François Perrier, impliqué avec Fierté Montréal depuis plus de dix ans, assurera la direction générale de façon temporaire pour « assurer une gestion efficace de l’organisation ».