(Québec) Le gouvernement Legault veut que toute la population ait accès à un service de collecte des matières organiques d’ici 2025, a appris La Presse.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Ce ne sera pas trop tôt : le « bac brun » devait être présent partout dès cette année, selon des cibles adoptées par Québec il y a 10 ans. Or moins de la moitié des municipalités offrent le service à l’heure actuelle.

Québec voudra que toutes les villes optent pour le bac brun d’ici cinq ans, en vertu d’une nouvelle « stratégie de valorisation de la matière organique », comme les restes de table, qui sera dévoilée ce vendredi. Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, fera son annonce en compagnie de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, de la présidente de l’Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, du président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, et de la PDG de Recyc-Québec, Sonia Gagné.

Loin du compte

Selon un plan adopté par Québec en 2011, l’enfouissement des matières organiques putrescibles devait être banni dès cette année. Mais on est loin du compte. Le taux de recyclage global pour les matières organiques est estimé à 27 %, selon le plus récent bilan de Recyc-Québec faisant état des résultats pour 2018.

Cette année-là, 3,9 millions de tonnes de matières organiques ont été générées. De ce nombre, 2,1 tonnes ont pris la direction de l’enfouissement et près de 800 000 ont été incinérées. Environ un million de tonnes de matières ont été recyclées – par compostage, biométhanisation ou épandage.

Les matières organiques enfouies produisent du méthane, générant ainsi des gaz à effet de serre (GES). La stratégie du ministre Charette vise ainsi à contribuer à la lutte contre les émissions de GES. Elle touchera non seulement le secteur municipal, mais aussi les commerces, les industries et les institutions.