Comme chaque samedi depuis quelques semaines, des centaines de manifestants se sont réunis pour demander au ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barrette de reculer sur sa réforme du Programme d’expérience Québécoise (PEQ).

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

Plus de 200 personnes, à majorité issues de l’immigration, étaient présentes à Montréal au Square Papineau devant la Maison de Radio-Canada pour écouter les discours revendicateurs des organisateurs samedi vers 16 h.

L’initiative a été lancée par le collectif « Le Québec, c’est nous aussi »

Il s’agit du troisième samedi consécutif de protestations en réaction à la nouvelle mouture du PEQ. La semaine dernière, une manifestation avait eu lieu près de la Place des Arts, à Montréal. Le samedi précédent, une centaine de gens prenait part à un sit-in organisé sur l’esplanade du stade olympique.

« On compte continuer tous les samedis. La mise en application de la réforme est prévue pour le 27 juin et on espère faire pression sur le gouvernement et le ministre Jolin-Barrette pour qu’ils reconsidèrent les changements apportés au programme », explique Fanny Lemaire, co-organisatrice de l’évènement.

  • PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

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La nouvelle version du PEQ a été présentée par le ministre Simon Jolin-Barrette le 28 mai dernier. La mouture précédente avait suscité l’ire de plusieurs en novembre dernier.

Avant la réforme du gouvernement caquiste, le PEQ offrait une voie rapide vers l’immigration permanente aux diplômés étrangers et travailleurs temporaires dotés d’un an d’expérience.

À présent, les délais de traitements des dossiers sont passés de 20 jours ouvrables à 6 mois et l’accès au programme est plus limité. On souhaite désormais diminuer le nombre d’immigrants choisis via le PEQ.

« Avec ce qui est proposé en ce moment, on perd beaucoup. On pense que le Québec ne deviendra plus une destination de choix pour les travailleurs qui viennent d’ailleurs », plaide Fanny Lemaire. Son groupe reproche d’ailleurs au ministre de ne pas avoir tenu sa promesse de conserver la clause de droits acquis.

« De plus, la nouvelle réforme exclut complètement certaines catégories d’emploi, dont ceux qui sont considérés en ce moment comme des travails essentiels pratiqués par des personnes immigrantes », dénonce Fanny Lemaire.

Vers 17 h, la manifestation suivait son cours de façon pacifique. Les participants respectaient la distanciation sociale et étaient munis de masques.