(Montréal) Une association qui regroupe des armateurs actifs dans le Saint-Laurent s’est dite attristée, ce jeudi, par la mort de la baleine de Montréal, probablement tuée par un navire.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Le rorqual femelle a fait l’objet d’une autopsie mercredi, à Sainte-Anne-de-Sorel, au lendemain de sa mort. Le vétérinaire responsable soupçonne une mort causée par une collision frontale avec un navire. Le cétacé avait égayé les Montréalais pendant une dizaine de jours.

Jeudi, l’organisme Armateurs du Saint-Laurent (ASL) a exprimé sa peine via communiqué.

« L’association représentant les transporteurs maritimes québécois est attristée par la mort de la baleine à bosse qui semblerait avoir été frappée par un navire après s’être retrouvée dans la voie maritime du Saint-Laurent », a affirmé ASL.

L’association a ajouté qu’elle faisait beaucoup d’efforts « afin d’éviter que des situations semblables se produisent ». L’ASL dit collaborer avec plusieurs groupes scientifiques et les autorités fédérales pour mitiger l’impact du transport maritime sur les mammifères marins. Elle affirme privilégier les « solutions réalistes, efficaces et basées sur la science ».

Mercredi, Robert Michaud du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) avait souligné que la cohabitation entre la faune du Saint-Laurent et les navires de marchandises étaient un « grand enjeu ».

« L’anecdote de ce passage à Montréal [d’un rorqual] va mettre en lumière la difficulté de la cohabitation, mais rappelons-nous que c’est un enjeu qui a cours tous les jours, tous les étés » plus en aval dans le Saint-Laurent, a-t-il dit. « Il y a de la vie magnifique dans le Saint-Laurent, mais c’est une vie fragile. »

ASL représente 14 armateurs qui exploitent un total de 130 navires.