Le boulevard Saint-Laurent ne sera pas fermé aux automobiles dans la Petite Italie cet été, a annoncé le maire de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

L’administration de Valérie Plante a annoncé qu’elle faisait marche arrière et retournait à la planche à dessin.

L’initiative avait suscité une levée de boucliers des commerçants du secteur, qui craignaient de voir leur achalandage diminuer en pleine période de crise économique. Le propriétaire de la mythique épicerie italienne Milano menaçait même de mettre la clé sous la porte.

« Nous allons respecter la volonté des commerçants et nous allons continuer le travail pour trouver une autre solution qui fera l’affaire des commerçants et des citoyens », a affirmé le maire d’arrondissement François-William Croteau cet après-midi, en réponse à une question du conseiller municipal d’opposition Francesco Miele.

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Le propriétaire de la mythique épicerie italienne Milano menaçait même de mettre la clé sous la porte.

« Nous sommes toujours en discussion, les relations sont excellentes avec les représentants de la Société de développement commercial (SDC) de la Petite Italie. Nous allons travailler sur une solution positive pour les deux parties », a continué M. Croteau. « Nous sommes convaincus que nous allons arriver avec des mesures qui favoriseront le commerce local, le retour à une profitabilité pour nos commerçants et qui garantiront en même temps des mesures sanitaires. »

M. Miele a demandé à la mairesse Valérie Plante de s’excuser pour le comportement de la ville dans ce dossier, en vain.

L’administration Plante s’était d’abord vantée de l’appui de la SDC locale dans ce projet, avant que cette dernière dénonce le fait d’avoir été placée devant un dilemme cornélien, avec deux projets qui ne lui convenaient pas. Elle aurait simplement choisi le moins pire, a assuré son directeur à plusieurs médias montréalais.