La barricade sur le chemin de fer de Kahnawake est maintenue, a annoncé un porte-parole de la communauté mardi matin. La décision a été prise à la suite d’une réunion tenue la veille, en soirée, et malgré l’entente intervenue entre Ottawa et les chefs héréditaires wet’suwet’en durant la fin de semaine.

Émilie Bilodeau
Émilie Bilodeau La Presse

« Les discussions se poursuivent au moment où l’on se parle », a indiqué Kanentokon Hemlock, chef traditionnel du clan de l’Ours. « Il n’y a pas d’échéancier, mais les gens sentent qu’il faut prendre une décision bientôt quant aux étapes à venir, c’est-à-dire rester sur le chemin de fer ou faire autre chose », a-t-il dit à quelques mètres de l’endroit où la voie ferrée est entravée par des drapeaux et de la neige.  

Peu d’informations ont été dévoilées concernant l’entente conclue, dimanche, entre le gouvernement fédéral et les chefs héréditaires wet’suwet’en, mais le territoire ancestral autochtone serait au cœur de celle-ci. Il ne serait pas question du projet de gazoduc Coastal GasLin à l’origine des barricades sur les voies ferrées, un peu partout, à travers le pays. La communauté de Kahnawake veut prendre le temps d’étudier cet accord.

Le blocus sur le chemin de fer, au sud du pont Mercier, est en place depuis trois semaines et empêche les trains de banlieue de circuler entre Candiac et Montréal. Les trains de marchandise du Canadien Pacifique ne peuvent pas y passer, non plus.

Le Canadien Pacifique a d’ailleurs obtenu une injonction de la Cour supérieure, le 25 février dernier, afin de faire tomber les barricades, mais l’ordre formel n’a pas été présenté aux Peacekeepers.  L’injonction viendra à échéance le 5 mars prochain.