Plus de 200 personnes ont manifesté samedi midi au centre-ville de Montréal pour dénoncer l’offensive turque dans les villes kurdes du nord de la Syrie après le retrait des soldats américains de la région.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

De nombreuses pancartes établissaient un parallèle entre le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan et le groupe armé État islamique.

« Dans les deux dernières années, les forces kurdes avaient presque éliminé Daech [acronyme en arabe pour l’EI], a dit à La Presse Maksuni Oerde, l’un des organisateurs, de la Fondation kurde du Québec. La Turquie va ouvrir les frontières aux radicaux islamistes. »

De nombreux membres de la communauté arménienne étaient présents sur place, faisant flotter le drapeau rouge, bleu et orange de l’Arménie.

« L’histoire génocidaire de la Turquie doit cesser », a dit dans un discours Hrag Jinjinian, du Comité international arménien du Canada.

Il a appelé le gouvernement canadien à agir.

L’offensive militaire turque contre la milice kurde intervient après que le président américain Donald Trump eut brusquement décidé, la semaine dernière, que les troupes américaines n’interviendraient pas, un changement radical de la politique étrangère américaine.

La décision de M. Trump de se retirer de la Syrie, qui a suscité de nombreuses condamnations à l’échelle internationale et aux États-Unis, est largement considérée comme un abandon des combattants kurdes syriens qui ont été les seuls alliés des États-Unis pour combattre Daech sur le seul syrien.

– Avec La Presse canadienne