La grève dans cinq lieux de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) n’a pu être évitée malgré des discussions de la dernière heure entre les deux parties. Elle commencera donc mercredi.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Après le dépôt de la contre-offre du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), la SEPAQ a demandé la désignation d’un conciliateur auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. La grève des quelque 300 syndiqués au siège social, au Parc de la Chute-Montmorency, au Centre touristique du Lac-Simon, au Centre touristique du Lac-Kénogami et au Camping des Voltigeurs aura donc lieu, puisque aucune entente n’a pu être faite en soirée.

« On a été très déçus [de la contre-offre], l’écart est très grand », a réagi le responsable des relations avec les médias de la SEPAQ, Simon Boivin.

Il n’a pas été possible d’obtenir un commentaire du SFPQ dans l’immédiat.

Si les établissements visés resteront ouverts, certains services comme la restauration, la location d’embarquements nautiques ou de vélos, les plages et les activités guidées seraient touchés.

La SEPAQ a fait savoir qu’elle avait mis sur pied un « plan de contingence » pour maintenir les sites ouverts.

Le SFPQ a mis la SEPAQ en garde contre le recours à des briseurs de grève dans une mise en demeure, après la diffusion d’une entrevue du président directeur général de la Société, Jacques Caron. « [M. Caron] a mentionné que dans le cadre du plan de contingence que la SÉPAQ a élaboré, il prévoyait impliquer l’ensemble des cadres et tous les employés non syndiqués du siège social pour maintenir le maximum de services dans les établissements lors de la grève des employés couverts par les unités d’accréditation détenues par le SFPQ », peut-on lire dans le document. Le SFPQ estime que cela violerait les dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail.

S’il n’y a pas entente dans les prochains jours, une autre vague de débrayage est à l’horaire. À partir du 20 juillet, ce seront les employés syndiqués des 23 parcs nationaux et le gîte du Mont-Albert qui seront en grève. Ce sera ensuite au tour de ceux de la Station touristique Duchesnay de débrayer à compter du 26 juillet.