La critique et chroniqueuse Francine Grimaldi, incontournable de la scène culturelle québécoise depuis plus de cinquante ans, tire sa révérence, ce matin.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

La dame au turban et au boubou participe à sa dernière émission de radio.

« J’exerce le plus beau métier du monde, avec le métier de comédienne. La radio en direct et la télévision en direct, c’est ce qui se rapproche le plus du théâtre, a-t-elle dit ce matin à son éternel comparse Joël Le Bigot, dans Samedi et rien d’autre. Tout est frais, tout est vrai. Il n’y a pas d’excuses, pas d’échappatoire. »

Les quatre heures de l’émission de ce matin lui sont consacrées.

Fille de l’homme de théâtre Jean Grimaldi, Francine Grimaldi a grandi dans la colonie artistique montréalaise. Elle en est rapidement devenue la chroniqueuse la plus reconnaissable. Elle a surtout oeuvré à Radio-Canada, mais aussi dans les pages de La Presse à ses débuts.  

Après des années à passer la nuit debout, l’heure de la retraite avait sonné. « Je profiterai de la vie sans horaire ni deadlines. Je veux surtout faire quelques voyages, acheter un camper et aller sur la route », a-t-elle confié à Radio-Canada.

Elle a 75 ans.  

« Francine Grimaldi a façonné le métier de chroniqueuse culturelle, a souligné la grande patronne de la radio de Radio-Canada, Caroline Jamet, par voie de communiqué. Avec une passion qui ne s’est jamais démentie, elle a fait la preuve que toutes les sphères de la vie culturelle pouvaient rejoindre le grand public. C’est aussi l’une de ces voix inoubliables qui, d’une génération à l’autre, font la renommée de notre radio. »