(Québec) Le gouvernement Legault entend revoir la liste des maladies professionnelles, notamment en ce qui concerne les maladies qui peuvent se développer après le contact répété avec des pesticides.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Dans une enquête publiée samedi par La Presse, des agriculteurs malades montent au front afin que le parkinson et les lymphomes non hodgkiniens soient reconnus comme des maladies professionnelles par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). En France, ces agriculteurs seraient indemnisés par leur assureur.

Lors d’une période des questions qui s’est tenue exceptionnellement samedi, alors que le gouvernement impose le bâillon pour adopter le projet de loi qui réforme le système d’immigration, le ministre du Travail, Jean Boulet, a affirmé qu’il y a une « révision fondamentale » au sein de son ministère pour revoir la liste des maladies professionnelles.

« Ces gens-là se sentent abandonnés, n’ont pas d’assurance et surtout pas de reconnaissance. […] Ils ont besoin d’aide », a d’abord déploré le député péquiste Sylvain Roy.

« J’ai donné l’instruction à la [CNESST] de revoir l’annexe 1 de la Loi sur les accidents de travail […] qui fait une liste de toutes les maladies professionnelles, et [de celles] reliées aux pesticides. […] On a vraiment l’intention d’amender la loi pour mettre à jour cette annexe [et] répondre aux besoins des agriculteurs », a répondu le ministre Boulet.

« Tant la loi santé-sécurité que la loi sur les accidents du travail […] ont été adoptées en 1979 et en 1985. Elles n’ont pas été amendées depuis. La réforme du régime de santé-sécurité du travail s’impose », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a pour sa part assuré qu’il est « très sensible à toute la question de la santé des agriculteurs » et que « tout ce qui peut être fait pour venir en aide, en soutien [des agriculteurs], [le] gouvernement va le faire ».