Le mouvement de défense du droit à l’avortement s’étend au Québec. Après plusieurs marches dans les grandes villes de l’Alabama et de la Géorgie, où les lois les plus restrictives des États-Unis viennent d’être adoptées, des manifestants se sont réunis devant l’hôtel de ville de Montréal pour faire valoir le droit constitutionnel à l’avortement au Canada.

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

Ce sont surtout des jeunes femmes qui ont pris part à la marche qui s’est dirigée vers 14 h, devant le consulat des États-Unis, de Montréal, en longeant d’abord une partie du boulevard Saint-Laurent. La militante, Margaret Gordon, est venue d’Ottawa pour encourager le groupe à se joindre à une grande marche silencieuse, le 15 juin prochain, sur la colline parlementaire. Elle a enjoint le groupe de défense à porter du noir.

« Les élections fédérales s’en viennent, souvenez-vous pour qui vous allez voter, a-t-elle lancé à la foule.

“On ne va pas s’asseoir sur nos lauriers. Ça ne fonctionne pas comme ça au Canada, on ne va pas revenir en arrière », a-t-elle dit en référence au chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, qui n’a pas rejeté l’idée d’un débat sur le droit à l’avortement si des députés déposaient un projet de loi à la Chambre des communes.

Sur des pancartes, les manifestantes ont passé des messages : « We won’t go back », « Trump, lâche mes trompes »...

Peu de temps après le début de la manifestation, le ton a monté quand un passant s’est montré ouvertement contre l’avortement. Rapidement, il a été entouré de femmes en colère. Il a fini par se retirer de la marche.

En appui, une poignée d’hommes en faveur du droit à l’avortement sont restés plutôt en retrait de la foule. Surtout des jeunes hommes. Des patrouilleurs du Service de police de la Ville de Montréal ont assuré la sécurité de la marche. Samedi, le Festival de Cannes a lui aussi été le théâtre d’une manifestation pour le droit des femmes à l’avortement.