«Ce soir le ventre vide; Tu cacheras tes larmes; Ta mère, ton amour, ton guide; Cette nuit jettera les armes; Tu chasses les anges qui passent; C’est la peur du silence.»

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

Cette chanson d’Annie Villeneuve - Un ange qui passe - a fait jaillir des larmes dans l’assistance, aux funérailles de la fillette de Granby, décédée la semaine dernière après avoir été martyrisée.

«Je me souviens de toi, jamais je ne t’oublierai. La terre est avec toi. Je me battrai pour toi », ont promis la grand-mère et la tante de la jeune victime, à travers leurs larmes, devant le petit cercueil de bois blond.

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Plusieurs centaines de personnes se sont massées dans l’église Saint-Eugène, décorée de dizaines de peluches laissées devant la maison de la fillette de 7 ans par des gens venus se recueillir sur les lieux depuis son décès.

Une ordonnance de non-publication interdit aux médias de divulguer son identité, mais l’enfant a été désignée par son prénom tout au long de la cérémonie, sobre, qui s’est conclue par l’envol d’une colombe devant l’église.

Le père et la belle-mère de la petite fille ont été arrêtés et sont toujours détenus, en lien avec sa mort.

«On considère la DPJ comme responsable dans ce dossier», a lancé Karine Darcy, qui épaule la mère et les grands-parents dans leurs démarches pour faire la lumière sur la mort de l’enfant, qui vivait avec son père et sa belle-mère.

«Ce n’est pas un manque de ressources, c’est un manque de compétences crasse, un manque de logistique et un manque dans la gestion des ressources, mais pas un manque de ressources», a dit la fondatrice de l’organisme Aide, conseils et assistance aux familles québécoises (ACAFQ), lors d’un point de presse après les funérailles.

Des défenseurs des familles de victimes d’actes criminels ont profité de l’événement pour demander au gouvernement de leur faire une place au sein des instances qui enquêteront sur les circonstances de la mort de la fillette, de nommer un ombudsman de la jeunesse, et de créer un groupe de travail sur l’application des droits de la jeunesse