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Expo cannabis de Montréal: quand l'illégal côtoie l'ultra-réglementé

Des producteurs de cannabis légaux venus parler de leur marque, juste à côté de vendeurs illégaux de cigarettes électroniques au THC et d'huile « orgasmique intime », qui écoulent leurs stocks en douce en échange de billets verts.

L'entreprise Kush Oil ne possède aucune licence de... (Photo Martin Tremblay, La Presse) - image 1.0

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L'entreprise Kush Oil ne possède aucune licence de Santé Canada.

Photo Martin Tremblay, La Presse

L'Expo cannabis de Montréal, qui s'est ouverte hier à la Place Bonaventure, illustre à quel point la réglementation entourant la vente de cannabis est difficile à faire respecter.

Sur les 130 kiosques animés par des professionnels de l'industrie qui ont pour la plupart scrupuleusement respecté les lois interdisant la promotion de la marijuana, certains vendaient au grand jour des produits contenant du cannabis en dépit d'une interdiction figurant dans les règlements du salon.

Au kiosque de Kush Oil, une entreprise qui ne possède aucune licence de Santé Canada et qui est venue vanter ses produits à base d'extraits de THC à 75 % pur (produits actuellement illégaux partout au Canada), les vendeurs aux yeux vitreux ont écoulé des centaines de vaporisateurs interdits sur le marché jusqu'à ce que les organisateurs interviennent. Le kiosque est resté ouvert après cet avertissement, mais ses responsables l'ont démantelé en fin de journée.

Juste à côté, au kiosque de l'entreprise High on Love, des employées vendaient de l'huile au THC dans des flacons de forme phallique à 80 $, promettant « de meilleurs orgasmes, plus intenses et plus longs » pour les femmes. Non seulement ce type d'emballage et de marketing est-il interdit par la loi sur le marché légal, mais encore l'entreprise qui confectionne l'huile ne détient aucune licence lui permettant de produire ou de vendre du cannabis au Canada.

« Je leur ai dit d'arrêter de vendre leurs produits s'ils ne veulent pas passer le week-end en prison », a dit le directeur du salon, Jean-Philippe Turgeon, après être intervenu pour faire cesser la vente. « Il n'en demeure pas moins que ce sont des entreprises qui peuvent avoir le droit de vendre leurs produits dans d'autres juridictions. C'est un peu l'idée d'un trade show comme le nôtre, de permettre aux gens d'exposer ce qu'ils produisent à d'autres entreprises ou à d'éventuels investisseurs », a-t-il ajouté.

UN SALON POUR LES PROFESSIONNELS DE L'INDUSTRIE

Parmi les exposants se trouvaient notamment des producteurs autorisés de cannabis venus parler de leurs produits, des cliniques spécialisées offrant un suivi aux consommateurs de cannabis médicinal, plusieurs producteurs d'engrais et de fertilisant, des laboratoires offrant des services de tests d'échantillons et même une entreprise vendant des insectes bénéfiques qui combattent les tiques s'attaquant aux plants de marijuana.

« Le salon attire des gens d'affaires, dont plusieurs investisseurs, et nous en sommes très heureux, a dit M. Turgeon. Les entreprises qui ont vendu des produits illégalement représentent à peine 1 ou 2 % de tous les exposants. »

L'événement avait d'abord été présenté aux gens de l'industrie comme un salon visant à faire connaître les produits légaux aux utilisateurs, mais devant la rigidité de la réglementation québécoise interdisant toute forme de promotion du cannabis, il a été transformé en salon pour professionnels de l'industrie.

« Nous avons dès le début décidé de ne pas avoir de kiosque pour ne pas nous retrouver dans une situation où nous aurions pu faire de la promotion illégale », a indiqué le porte-parole québécois du producteur Canopy Growth, Philippe Dépault, qui présentait une conférence intitulée « Sports et cannabis » lors du salon.

Présente sur les lieux, la porte-parole de l'Association pour la santé publique du Québec, Émilie Dansereau-Trahan, s'est dite surprise que plusieurs des entreprises participant au salon puissent se servir de leur kiosque pour faire du marketing ou faire la promotion de produits comme des pipes en verre ou des moulins pour égrener le cannabis. « Plusieurs kiosques proposent des produits qui ne sont même pas offerts sur le marché canadien. Je ne comprends pas. Ce ne sont même pas des entreprises légales et ça n'a pas sa raison d'être », a-t-elle dit.




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