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Décès de Paul Gérin-Lajoie: «Papa, il ne faisait rien à moitié»

Paul Gérin-Lajoie et son fils François, en 2002... (photo robert Mailloux, archives la presse)

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Paul Gérin-Lajoie et son fils François, en 2002

photo robert Mailloux, archives la presse

Les Québécois se souviendront de lui comme l'un des pères du Québec moderne. Il aura d'ailleurs droit à des funérailles nationales. Mais pour François, Bernard, Sylvie et Dominique, Paul Gérin-Lajoie était tout simplement « papa ». Et hier, c'est chez lui, entouré des siens, qu'il a rendu son dernier soupir.

Le président de la Fondation PGL, François Gérin-Lajoie... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK) - image 1.0

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Le président de la Fondation PGL, François Gérin-Lajoie

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

« Ç'a été des belles années, jusqu'à la fin. Il était un être plein de surprises et de nouvelles idées, avec un caractère profondément humain. Il était démocrate jusque dans le bout des doigts. »

François Gérin-Lajoie parle de son paternel avec tendresse et admiration. Hier, bien que profondément chagriné par son départ, il a replongé volontiers dans ses histoires de famille, rendant hommage, un souvenir à la fois, à cet homme d'exception.

LE PÈRE DÉVOUÉ

Député à Québec de 1960 à 1969, ministre de l'Éducation de 1964 à 1966 et instigateur de la grande réforme du système d'éducation québécois, Paul Gérin-Lajoie n'a jamais pour autant négligé les siens.

« C'était un père qui, tout en étant un peu absent, était toujours là. » - Son fils François

« Papa savait qu'il avait beaucoup de travail à faire, mais ses collaborateurs de Québec déménageaient à la maison la fin de semaine parce qu'il tenait à être présent avec nous. Il savait qu'il avait une mission, une réforme à faire, mais il ne voulait pas abandonner sa famille pour autant. Ma mère suivait mon père en roulotte avec nous en arrière. On a fait des tournées jusqu'en Gaspésie », se souvient-il, encore amusé par cette expérience hors du commun pour un enfant.

LE MARIN PASSIONNÉ

Paul Gérin-Lajoie vouait une véritable passion au monde marin. L'eau, les bateaux, la navigation... « Ça le fascinait ! Combien de fois il nous amenait, mon petit frère et moi, visiter des bateaux. Je ne saurais le dire », raconte son fils François. Il rappelle d'ailleurs que son père était l'avocat des pilotes du Saint-Laurent, à une certaine époque, et qu'il a aussi été le premier président du conseil d'administration de la Société du Vieux-Port de Montréal.

« Il s'était donné pour mission de redonner le fleuve aux Montréalais », rappelle son fils.

Quand l'avocat, le politicien, le professeur ou le bénévole prenait le temps de dénouer sa cravate, il se plaisait à manoeuvrer son dériveur sur le lac des Deux-Montagnes. Il était aussi photographe à ses heures et avait exposé certains de ses clichés à New York.

« Il a même été magicien ! Il s'intéressait à la vie animale - il avait d'ailleurs un aquarium de grande dimension -, il avait des collections de papillons, de monnaie, de timbres... il ne faisait rien à moitié ! », énumère son fils aîné.

LE VISIONNAIRE

Ces deux dernières années, François a eu le privilège de redécouvrir son père, alors qu'il a relu tous ses discours prononcés entre 1949 et 1969 en vue de publier, cet été, une anthologie de ses meilleurs discours.

« C'est remarquable à quel point il n'oubliait personne. C'était un bâtisseur exceptionnel, un homme exemplaire, visionnaire, démocrate. Papa a touché à tout, tout, tout. Il s'inspirait des réformes aux États-Unis, en Europe... C'était phénoménal. Le Québec lui doit beaucoup. »

Hier, le premier ministre Philippe Couillard a annoncé que Paul Gérin-Lajoie, dont les accomplissements ont fait rayonner le Québec à l'international, aurait des funérailles nationales ; la date sera choisie ultérieurement. Pas plus tard que la semaine dernière, M. Gérin-Lajoie a été une énième fois décoré et est devenu membre émérite de la première promotion de l'Ordre de l'excellence en éducation du Québec.

« Il était dans son lit. Je savais qu'il allait très mal, raconte son fils. Je lui ai montré sa médaille et il a souri. Il devait se dire intérieurement qu'il pouvait avoir le sentiment du devoir accompli. »




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