Les policiers du poste de la SQ de Val-d'Or ont réagi publiquement pour la première fois au reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada sur les allégations de mauvais traitements contre des femmes autochtones, un an après sa diffusion.

Mis à jour le 19 oct. 2016
Gabrielle Duchaine LA PRESSE

«Les policiers du poste principal de la MRC de la Vallée-de-l'Or dénoncent publiquement le traitement administratif réservé à huit collègues, une sanction inéquitable selon eux.»

Rappelons que dans la foulée du reportage, dans lequel des femmes autochtones avaient raconté les abus d'autorité et les abus sexuels d'agents de police à leur endroit, huit policiers visés par des allégations ont été suspendus et le sont toujours. 

«Ces agents faisaient l'objet d'une enquête pour des allégations qui n'avaient rien à voir avec les crimes sexuels rapportés dans l'émission. En aucun cas, les policiers de Val-d'Or veulent cibler les personnes qui ont porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ni soutenir ou défendre des agresseurs sexuels. Toutefois, ils tiennent à répéter qu'aucun des policiers retirés de leurs fonctions ne fait l'objet d'une enquête pour des infractions à caractère sexuel. Pourtant, ils ont été constamment associés à ces crimes sexuels horribles par les médias», lit-on.

Deux agents auraient été blanchis de tout soupçon, six font toujours l'objet d'une enquête et font l'objet d'un retrait administratif, selon le communiqué. Ils ne font l'objet d'aucune accusation criminelle pour l'instant.

«Depuis un an, des demandes répétées d'informations ont été logées auprès de la Sûreté du Québec, mais ses policiers n'ont jamais eu de réponse satisfaisante.»

En signe de protestation, les agents du poste de Val-d'Or et des policiers d'ailleurs au Québec porteront samedi des bracelets rouges avec le chiffre 144, numéro du poste de la ville abitibienne.