Menacée par Uber et le «fléau du transport illégal», l'industrie du taxi proposera aujourd'hui, lors des audiences publiques de la Commission des transports du Québec, de ne pas hausser ses tarifs pour la quatrième année consécutive, malgré la hausse des coûts d'exploitation.

Publié le 21 oct. 2015
Louis-Samuel Perron LA PRESSE

Le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) justifie principalement sa prise de position par le contexte économique difficile. «Même s'il y avait des mesures très radicales prises pour contrer l'illégalité [du transport illégal], je suis persuadé qu'on aurait fait pareil dans les circonstances», explique Guy Chevrette, porte-parole du CPCDIT.

Toutefois, l'ombre d'Uber, qui offre généralement des tarifs plus bas aux consommateurs, est omniprésente dans l'argumentaire de l'association. «On espère que la population va comprendre qu'on ne peut pas tolérer ad vitam aeternam un mouvement tout à fait illégal. [...] Ça va prendre des mesures plus sévères, comme la suspension du permis [de conduire] du chauffeur de taxi illégal», propose M. Chevrette.