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Manifestation devant les bureaux de Couillard

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant les... (Photo archives PC)

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant les bureaux du premier ministre.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Pendant que les travailleurs syndiqués se faisaient entendre à l'Assemblée nationale sur la réforme des régimes de retraite, ils étaient plusieurs centaines de retraités municipaux et d'employés actifs à manifester à Montréal devant les bureaux du premier ministre Philippe Couillard.

Parmi eux, Jean Lapierre, une véritable légende dans le milieu syndical, l'ex-président du puissant syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, a prévenu que les moyens de pression allaient devenir plus lourds si le gouvernement Couillard ne faisait pas marche arrière avec sa réforme des régimes de retraite.

«Ils sont en train de faire la grave erreur de réveiller l'ours qui dort. Aujourd'hui, pour les retraités des villes et du transport urbain, ce n'est que le début des hostilités», a lancé M. Lapierre, qui a été interrompu par les cris de la foule enthousiaste.

Si le gouvernement libéral ne change pas de cap, «c'est certain que ça va se radicaliser, les moyens de pression», a prévenu Jean Lapierre, aux côtés d'anciens dirigeants syndicaux retraités des policiers, des pompiers, des cols blancs, du transport en commun et autres.

«Les retraités, on vient en renfort. Les actifs peuvent compter sur nous autres et on sait qu'on peut compter sur les actifs», a-t-il affirmé, au nom de la solidarité.

Interrogé à savoir ce que signifiaient ces «hostilités» qui ne faisaient que commencer, M. Lapierre a évoqué une présence soutenue lors des festivités entourant le 375e anniversaire de Montréal. Il affirme ne pas vouloir «perturber» les événements, tout en ajoutant : «on va être là pour y participer activement».

«S'ils font l'erreur de nous attaquer et de nous voler, on ne se laissera pas faire», s'est-il exclamé.

À ses côtés, l'ancien président de l'Association des pompiers de Montréal, Gaston Fauvel, a prédit que d'autres groupes de travailleurs goûteront à la même médecine après les employés des municipalités. «Ils essaient de se faire les dents sur nous autres pour aller plus loin après», a avancé M. Fauvel.

L'ancien président de la Fraternité des policiers, Yves Prudhomme, a abondé dans le même sens. «Là, c'est nous; ils nous attaquent. Mais tantôt, ça va être la fonction publique, ça va être les gens d'Hydro-Québec, tous les fonctionnaires.»

Un rassemblement d'envergure est prévu par les opposants à la réforme, le 20 septembre, au parc Lafontaine à Montréal. Il réunira les retraités et les syndiqués encore actifs.

Ils étaient plusieurs centaines à porter le t-shirt rouge contre le projet de loi 3, qui impose un partage moitié-moitié des déficits des régimes de retraite, avec un délai d'un an aux parties pour s'entendre.

Tous ont manifesté dans le calme, mais bruyamment, sous l'oeil de nombreux policiers qui avaient formé un cordon pour empêcher les manifestants d'approcher de trop près l'édifice dans lequel se trouve le bureau montréalais du premier ministre. D'ailleurs, plusieurs policiers en uniforme portaient eux-mêmes une casquette rouge, symbole de la protestation contre la réforme des régimes de retraite.




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