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Feu: plus de peur que de mal à Kuujjuaq

« C'était alarmant. Le feu était à 2,5 km du village, et à peine à moitié moins... (Photothèque La Presse)

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Photothèque La Presse

« C'était alarmant. Le feu était à 2,5 km du village, et à peine à moitié moins [de distance] de la piste d'atterrissage. » Comme ses concitoyens, Isabelle Dubois s'inquiétait, dimanche soir, en voyant les flammes d'un incendie de forêt s'approcher dangereusement de Kuujjuaq.

Finalement, le travail des pompiers et les conditions météorologiques favorables ont permis que le petit village de quelque 2000 habitants ne soit pas touché par l'incendie, qui s'est déclenché dimanche après-midi. Quatre-vingt-trois hectares de forêt ont été brûlés.

Selon le maire de Kuujjuaq, Tunu Napartuk, personne n'a été blessé et aucun bâtiment n'a été touché. « Malgré le nombre de pompiers qu'on a, notre faible expérience [pour éteindre les incendies de forêt], ça s'est très bien passé », a-t-il ajouté, joint au téléphone en fin d'après-midi hier.

Feu contenu

En après-midi, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a indiqué que le brasier était « contenu ».

« Kuujjuaq n'a jamais été menacé, assure Marie-Louise Harvey, agente d'information de l'organisme. Les vents travaillaient pour nous et poussaient en sens inverse (du village). Oui, c'était à proximité, mais avec les vents aujourd'hui et prévus demain [mardi], il ne devrait pas y avoir de danger. »

La SOPFEU a fourni deux avions-citernes, tandis que les pompiers de Kuujjuaq ont travaillé toute la nuit pour arroser les flammes, mais aussi pour creuser des digues « qui servaient de firewall », selon le maire Napartuk.

Les efforts des pompiers ne sont d'ailleurs pas passés inaperçus.

« On s'est fait dire que, si on croisait des pompiers, des rangers, de prendre le temps de leur serrer la main, parce qu'ils ont travaillé fort », raconte Hugues-Benjamin Séguin-Alarie, un résidant de Kuujjuaq.

« Vers 1 h 30 du matin, à la radio, ils ont demandé aux gens d'apporter de la nourriture à la station pour les secouristes, raconte Mme Dubois, qui a elle-même participé aux efforts en prenant des photos à bord d'un hélicoptère. Les gens ont apporté des collations, mais aussi de la salade d'oeufs, de patates, du ragoût d'outarde et du mattak.

« On est le plus grand village du Nunavik, mais on est tight », ajoute-t-elle.

Le calme était revenu à l'heure du souper hier, si bien que M. Séguin-Alarie prévoyait célébrer la Fête nationale avec quelques concitoyens en soirée. « Mais on ne fera pas de feu de la Saint-Jean ! », lance-t-il.

En baisse

Malgré cet incendie et celui qui fait toujours rage près de Schefferville, la SOPFEU fait état d'un bilan en forte baisse dans le reste du Québec pour 2014.

Pour la zone qualifiée d'« intensive », c'est-à-dire où la majorité de la population demeure et où la forêt a une vocation commerciale, on compte 83 incendies qui ont détruit 131 hectares jusqu'ici. Depuis une dizaine d'années, la moyenne à ce stade de la saison s'élève à 321 incendies et 91 000 hectares.

« Les gens sont sûrement vigilants, mais la météo du printemps a aussi aidé », croit Mme Harvey.

Dans la zone dite « restreinte », l'incendie de Kuujjuaq était le 12e de l'année, pour un total de 18 000 hectares détruits.

La démarcation entre les deux zones suit une ligne est-ouest, qui traverse le Québec entre les 50e et 52e parallèles.




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