La flotte aérienne canadienne envoyée à Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010 a souffert d'ennuis mécaniques qui ont laissé des répondants désoeuvrés pendant des jours, alors qu'ils attendaient l'arrivée de pièces de remplacement.

Publié le 23 mai 2011
Alison Auld LA PRESSE CANADIENNE

Six hélicoptères Griffon et un Sea King se sont rendus dans le pays dans les 48 heures suivant le désastre du 12 janvier 2010, afin de livrer de l'équipement essentiel aux travailleurs humanitaires.

Mais les rapports décrivant la mission de deux mois montrent que pendant certaines périodes, jusqu'à trois des six Griffons du Canada étaient cloués au sol en raison de problèmes mécaniques ou de pénurie de pièces, entre autres.

Les documents soulignent aussi que la difficulté de se procurer des pièces de remplacement était l'une des principales difficultés à surmonter à Haïti. Les avions qui devaient livrer ces éléments essentiels n'étaient pas adéquatement priorisés dans les aéroports, selon le rapport.

Le 13 février 2010, par exemple, seulement soixante pour cent des hélicoptères déployés en territoire haïtien étaient capables de voler, selon les documents, obtenus grâce à la Loi d'accès à l'information.

Au cours de la mission, un des Griffons a été qualifié d'inutilisable à cause de problèmes avec un détecteur d'essence, un système d'éjection et une conduite hydraulique. Toutes ces pièces avaient été retirées de l'hélicoptère pour en réparer un autre.