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Obama assure n'avoir rien su de la volte-face

La Presse

Le président américain Barack Obama a assuré à la chancelière allemande Angela Merkel ne pas s'être immiscé dans la décision de General Motors de conserver sa marque allemande Opel, a indiqué hier le porte-parole du gouvernement Ulrich Wilhelm.

Au cours d'un entretien téléphonique mercredi soir, le président Obama a confirmé à la chancelière «qu'il n'était pas impliqué dans la décision du conseil d'administration de GM», a déclaré M. Wilhelm dans un communiqué.

«La chancelière a fait savoir au président américain que son gouvernement presserait General Motors de présenter le plus vite possible un nouveau projet pour Opel» et exigerait que le crédit-relais à hauteur de 1,5 milliard d'euros (2,4 milliards CAN) accordé par l'État allemand «soit remboursé d'ici fin novembre», selon le communiqué.

«L'entretien avec le président américain Obama m'a montré que lui non plus n'était pas au courant de la volte-face de General Motors», a affirmé Mme Merkel dans le quotidien populaire Bild à paraître aujourd'hui.

GM a annoncé mardi soir qu'il allait garder sa marque allemande Opel, après des mois de négociations sur une cession avec l'équipementier ontarien Magna, associé à la banque publique russe Sberbank, provoquant la colère en Allemagne et en Russie.

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a d'ailleurs dénoncé hier l'attitude «dédaigneuse» de General Motors dans l'affaire Opel et a promis de tirer les leçons de cette transaction manquée, qui aurait pu selon lui rapprocher la Russie et l'Europe.

Le refus de General Motors de céder sa filiale européenne Opel à Magna et à la Sberbank illustre «une culture du dialogue assez étrange, c'est le moins qu'on puisse dire, des partenaires américains avec leurs contractants», a déclaré M. Poutine lors d'une réunion du Conseil des ministres.

«C'est une leçon et nous devrons prendre en considération ce style à l'avenir», a-t-il ajouté.

«GM n'a prévenu personne, n'a parlé à personne et a mis tout le monde devant le fait accompli», en dépit «d'accords signés, y compris juridiques», s'est aussi emporté l'homme fort de Russie, qualifiant cette attitude de «dédaigneuse».

GM confiante

Aux États-Unis, le PDG de General Motors Friz Henderson s'est dit hier «confiant» dans le financement du plan de restructuration d'Opel, bientôt doté d'une nouvelle équipe de direction, selon l'agence DowJones Newswires.

Lors d'une intervention devant des journalistes à Detroit, M. Henderson a voulu rassurer sur le financement du plan de restructuration de ses filiales européennes, dont le groupe a évalué le coût à 3 milliards de dollars américains.

Les fonds pourraient provenir, selon lui, soit d'une baisse des redevances versées par ses filiales européennes à la maison mère, soit de l'argent mis à disposition de General Motors par le Trésor.

Le PDG a rappelé que le groupe américain était disposé à rembourser le prêt d'urgence de 1,5 milliard d'euros accordé par le gouvernement allemand pour maintenir Opel à flot.

M. Henderson a souligné par ailleurs qu'il allait mettre en place une nouvelle équipe de direction pour ses filiales Opel et Vauxhall, d'ici quelques «semaines ou jours».

Commentant la décision-surprise de General Motors de conserver en son sein Opel, plutôt que le céder au canadien Magna, M. Henderson a expliqué qu'elle avait été prise après une discussion «très vigoureuse».




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