Il n'y a plus maintenant aucun obstacle au début des travaux d'aménagement des installations portuaires qui accueilleront, du côté québécois, le nouveau traversier qui reliera Thurso et Clarence-Rockland, d'ici quelques semaines.

Yves Soucy

Il n'y a plus maintenant aucun obstacle au début des travaux d'aménagement des installations portuaires qui accueilleront, du côté québécois, le nouveau traversier qui reliera Thurso et Clarence-Rockland, d'ici quelques semaines.

Le maire thursolien, Maurice Boivin, et les promoteurs du projet, Daniel Morin et Gilles Laframboise, ont paraphé hier matin le protocole d'entente d'une durée de trois ans, renouvelable automatiquement jusqu'à un maximum de 20 ans, si les termes de l'accord sont respectés.

L'entente prévoit notamment que le traversier sera interdit aux camions lourds et que les heures d'affaires seront de 5 h à minuit, sept jours par semaine. La municipalité soutient qu'elle répond ainsi aux exigences des citoyens du secteur.

Certains craignaient de revivre les mauvaises expériences d'il y a vingt ans, lorsque le traversier était en opération. Il amenait son lot de fêtards ontariens qui traînaient sur le bord du quai après la fermeture des bars et perturbaient la quiétude des résidents de la rue Galipeau.

"Nous espérons que nos citoyens sont rassurés. On a essayé de respecter ce qu'ils avaient demandé. Évidemment, lorsqu'il y a du trafic, il y a du bruit. Cependant, les contraintes de l'horaire ne correspondent pas à la fermeture des hôtels. Donc, ça ne devrait pas perturber les citoyens du quartier", a déclaré le maire de Thurso.

L'accord prévoit le dépôt d'un plan d'aménagement des installations portuaires, une assurance responsabilité adéquate, et une somme d'argent que les promoteurs déposent en garantie pour remettre le quai en bon état si le service de traversier cesse ses opérations.

Avec les quelque 100 000 utilisateurs du traversier prévus par année, les retombées économiques se feront sentir sur les commerçants locaux et les installations de la SEPAQ.

"Il y a beaucoup d'amateurs de vélos qui font la boucle du côté ontarien et qui pourront maintenant prendre le traversier pour emprunter le sentier cyclable de la SEPAQ, qui est juste à côté du quai, pour se rendre jusqu'au Parc national de Plaisance", fait remarquer M. Boivin.

Traversier écologique

Baptisé Écolo, le traversier pourra transporter neuf véhicules à la fois, et sera complètement écologique et silencieux.

Il sera propulsé par un moteur électrique fonctionnant à piles, et dirigé à l'aide de câbles submergés à plus d'une trentaine de pieds de profondeur .

Ce système n'entravera donc pas la navigation des embarcations de plaisance sur la rivière des Outaouais.

"Le traversier va permettre de créer six ou sept emplois et faire économiser environ 1000 gallons d'essence par semaine parce que les gens n'auront plus à faire le grand détour pour se rendre à leur travail, à leur chalet du côté québécois ou au Mont-Tremblant", souligne Gilles Laframboise, un des promoteurs du projet et concepteur du système électrique du traversier.

Enfin, le tarif pour prendre le traversier Thurso/Clarence-Rockland sera de 5 $ par auto et gratuit pour les piétons.

ysoucy@ledroit.com