Stephen Harper s'est dit prêt ce matin à donner son consentement pour qu'un rapport parlementaire contenant l'évaluation des coûts de la mission canadien en Afghanistan depuis six ans soit rendu public.

Hugo de Grandpré

Depuis que l'existence de ce rapport a fait surface, il y a quelques jours, les partis d'opposition ont réclamé à hauts cris que le document soit disponible aux électeurs afin qu'ils puissent faire un choix éclairé sur qui serait le meilleur chef pour diriger le pays le 14 octobre prochain.

Mais l'officier budgétaire responsable de sa divulgation a dit au cours des derniers jours que ça lui prendrait l'approbation de tous les partis de la Chambre des communes. Interrogé là-dessus hier, Stephen Harder était resté évasif, disant qu'il ne souhaitait pas chercher à influencer un employé indépendant du Parlement.

Il a changé son fusil d'épaule au cours d'une conférence de presse tenue à Welland, en Ontario, mercredi matin.

« Nous sommes toujours prêts à donner notre consentement pour toutes les informations publiques. Nous diffusons des évaluations chaque année des dépenses du gouvernement. Donc, bien sûr, nous voulons donner notre consentement. »

M. Harper n'a pas été en mesure d'expliquer la raison pour laquelle il d'abord semblé hésitant face à la publication de ce document. Par contre, dans une déclaration qui pourrait être interprétée comme la préparation du terrain en vue de conclusions susceptibles d'être dommageables pour sa campagne, il a rappelé les coûts importants d'une telle mission.

« Nous savons très bien que cette mission est très chère, a-t-il dit. Mais quand les soldats canadiens sont dans un champ de bataille et leur vie [est] en danger, le gouvernement n'a aucune option que de leur donner les équipements nécessaires pour les protéger et faire leur mission. »

Kevin Page, le haut-fonctionnaire responsable de surveiller les dépenses budgétaires, a dit avoir hésité à publier le document par souci de ne pas intervenir dans la campagne.