Maxime Bernier a réintégré le giron conservateur hier avec une certaine émotion et, a-t-il affirmé, beaucoup de plaisir.

Gilles Toupin

«C'est un jour nouveau pour moi. C'est mon premier jour. Ce n'est pas difficile de revenir parce que j'ai fait ce que j'avais à faire. Mais ça m'a pris un certain temps pour faire face à la situation. C'était très difficile au début. Maintenant je suis très content d'être ici», a déclaré aux journalistes le député de Beauce.

Maxime Bernier a dû démissionner au printemps de son poste de ministre des Affaires étrangères parce qu'il avait oublié des documents secrets au domicile de son ancienne petite amie, Julie Couillard.

Le député de Beauce a aussi déclaré aux journalistes que ses collègues du caucus étaient très heureux de le revoir. «On va continuer à travailler comme député», a lancé M. Bernier qui n'a pas l'intention de se soumettre à la demande d'un comité des Communes de témoigner sur ses récents déboires politiques.

«J'ai déjà participé à l'enquête que le ministère des Affaires étrangères a faite, a-t-il dit. J'ai dit ce que j'avais à dire. J'ai parlé aux Beaucerons, j'ai parlé aux Canadiens. Je suis bien heureux maintenant. La page est tournée et c'est un nouveau commencement.»

Maxime Bernier affirme que les manoeuvres des partis de l'opposition pour le faire témoigner sont «de la petite politique». «Il y a de sujets plus importants à discuter, soutient-il: le prix de l'essence, le dossier de l'environnement. Nous sommes ici pour parler de tous ces sujets avant la rentrée parlementaire.»

Quant à sa mésaventure, il affirme que dans les circonstances il a fait de son mieux. «J'ai fait une erreur, a-t-il reconnu. Je le regrette mais maintenant c'est un nouveau commencement. La page est tournée.»

Maxime Bernier n'a pas voulu dire, malgré les questions des journalistes, s'il aimerait un jour retrouver un poste au sein du Conseil des ministres.