Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, estime que les Canadiens sont davantage prêts à aller en élections cette année que l'automne dernier, même si cette idée ne fait pas l'unanimité.

Mis à jour le 23 juill. 2008

«Nous avons été témoin d'un intérêt grandissant pour la politique fédérale au cours de l'hiver et du printemps derniers», a affirmé M. Dion aux journalistes mercredi, dans un hôtel de l'ouest d'Ottawa.

La possibilité de voir les libéraux renverser le gouvernement lors du retour en Chambre, cet automne, demeure une hypothèse plausible.

Des experts en politique ont pour leur part suggéré que M. Dion souhaitait voir les électeurs décider du sort du gouvernement en vertu de son plan vert. Le chef libéral parcourt cette semaine l'est de l'Ontario pour faire la promotion de son Tournant Vert.

M. Dion a cité les élections provinciales de la Saskatchewan, de l'Ontario et du Québec pour justifier son refus de renverser le gouvernement minoritaire conservateur de Stephen Harper plus tôt cette année. Les électeurs étaient déjà fatigués par ces élections, selon le chef du parti.

«L'automne dernier, les Canadiens ne s'attendaient pas à une élection fédérale, a-t-il indiqué. Non seulement ils n'en voulaient pas, (mais) ils auraient été très surpris s'il y en avait eu une.»

Plusieurs libéraux ont toutefois évoqué d'autres motifs pour expliquer l'appui de leur parti au gouvernement lors de votes de confiance, dont l'inquiétude des députés envers le style de leadership de leur chef, un manque de préparation organisationnelle et financière, et les faibles résultats du parti dans les sondages.

Les élections partielles en Ontario et au Québec, qui devraient être déclenchées cette semaine, pourraient servir d'épreuve décisive à une possible élection générale cet automne.

Les sondages d'opinion publique nationale semblent indiquer que les conservateurs du premier ministre Stephen Harper demeurent à une presque égalité des libéraux de Stéphane Dion dans les intentions de vote. Les deux partis ont un appui bien en deçà du nombre de votes nécessaire pour remporter une majorité aux élections.