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Lucila Pino, Montréal-Nord

Lucila Pino, 39 ans, Montréal-Nord... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Lucila Pino, 39 ans, Montréal-Nord

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?

La tension dans l'immigration. Les enfants séparés de leurs parents. Dans mon pays d'origine, le Salvador, beaucoup de gens fuient à cause des cartels de la drogue. Il y a quelques années, un autobus a été brûlé avec ses passagers parce que le chauffeur n'a pas payé le droit de passage forcé. Je suis moi-même une réfugiée, ça me touche.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Les fleurs devant notre commerce. Mais aussi la visite au bistro de notre père aujourd'hui, qui est en congé.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

J'ai des préoccupations, mais je ne suis pas une personne qui se met en colère.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Le suicide du chef américain Anthony Bourdain. Ç'a été un choc. On savait qu'il avait connu la drogue, des épisodes de dépression, mais pas à ce point-là.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Rougemont, en Montérégie. J'ai travaillé deux étés dans cette région en restauration. J'ai participé à l'animation d'ateliers culinaires. C'est une belle région, la nature est belle.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

La perception des gens de Montréal-Nord, que ce n'est qu'un quartier pauvre. Il y a des maisons cossues dans le secteur, un peu plus loin. Juste à côté, il y a un salon de coiffure reconnu, qui a pignon sur rue depuis 40 ans.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Le gouvernement. Je trouve que les libéraux ont manqué des affaires. Je pense notamment à l'éducation, à l'état des écoles, des installations sportives.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

Aujourd'hui, c'est la journée internationale des réfugiés [l'entretien a été réalisé le 20 juin]. Étant moi-même réfugiée, je comprends les souffrances des enfants séparés des parents. Mon frère a dû nous quitter pour retourner au Salvador.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Je me vois encore ici. J'aime beaucoup mon commerce, j'aimerais lui donner de l'expansion, acheter l'édifice, collaborer avec les organismes locaux comme bénévole.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

J'ai obtenu ma nationalité vers 2008-2009. Ici, la femme est épanouie. Elle ne vit pas dans l'ombre de l'homme, elle a le choix d'avoir ou non des enfants. Être québécoise, c'est le droit à la libre expression, l'acceptation du multiculturalisme.

Faites un voeu...

La paix dans le monde. C'est naïf, ça me fait penser aux réponses des reines de concours de beauté. J'ajoute l'harmonie pour tout le monde.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Je mettrais tout à la banque. Il y a la cryptomonnaie. Il paraît que la meilleure chose à faire, c'est d'acheter des actions des banques.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif, c'est une invention révolutionnaire

Ordinateur

Positif, si on l'utilise de la bonne façon, pas pour le « dark internet »

Carte de crédit

Positif, mais les gens ne savent pas comment l'utiliser

Télévision

Positif, surtout pour les nouvelles

Bouteille de bière ou de vin

Positif, mais pas dans l'excès

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

Je ne crois pas à l'indépendance, donc ce ne serait pas dans mon discours, comme le Parti québécois. Je pense que je parlerais de plus de transparence et d'ouverture au monde.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.




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