Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Mis à jour le 16 juill. 2018
Gabriel Béland LA PRESSE

QU'EST-CE QUI VOUS PRÉOCCUPE EN CE MOMENT ?

J'ai pas mal de préoccupations, que ce soit l'utilisation des réseaux sociaux, des tablettes par les enfants, la façon dont on traite nos aînés, le système de santé, le racisme... Je suis préoccupée aussi par Donald Trump, bien sûr.

QUELLE EST LA DERNIÈRE CHOSE QUI VOUS A MIS DE BONNE HUMEUR ?

C'est dur de trouver quelque chose de spécifique, parce que je suis fondamentalement de bonne humeur. Je cultive le bonheur [rires], que voulez-vous !

QUELLE EST LA DERNIÈRE CHOSE QUI VOUS A MIS EN COLÈRE ?

Je ne me souviens pas d'avoir été en colère récemment, mis à part quand mes enfants ne m'écoutent pas. Sinon, le comportement de Donald Trump envers le Canada m'a outrée. J'oeuvre dans le développement économique et je trouve ça assez aberrant.

QUELLE EST LA DERNIÈRE PERSONNALITÉ PUBLIQUE DONT LA MORT VOUS A ÉMU ?

Je dirais Patrick Bourgeois, parce que c'est l'idole de ma génération. J'écoutais Les BB à la fin de l'école primaire et au début du secondaire. Il était un peu plus jeune que mes parents, alors ça rappelle que le temps passe.

SI VOUS POUVIEZ ET VOULIEZ VIVRE DANS UNE AUTRE VILLE DU QUÉBEC, LAQUELLE SERAIT-CE, ET POURQUOI ?

J'hésite entre la Côte-Nord et le Lac-Saint-Jean. Ce serait certainement à proximité d'autres communautés autochtones. Ce sont de belles régions, avec des villes, mais pas trop grosses. Certainement pas à Montréal, plus en campagne.

SI VOUS POUVIEZ CHANGER UNE SEULE CHOSE DANS VOTRE CIRCONSCRIPTION, QU'EST-CE QUE CE SERAIT ?

En termes de services, on est assez bien servis. Mais je dirais que ce serait bien d'avoir une meilleure collaboration entre la Ville de Québec et Wendake.

SI VOUS POUVIEZ CHANGER UNE SEULE CHOSE AU QUÉBEC, QU'EST-CE QUE CE SERAIT ?

Les investissements en santé et en éducation. Il faut améliorer le système de santé, c'est épeurant de vieillir à l'heure actuelle.

QUEL EST LE DERNIER CONTENU QUE VOUS AVEZ PARTAGÉ SUR FACEBOOK ?

Soit un souvenir de mes enfants, soit ma participation à un événement professionnel la semaine dernière, qui était le dixième anniversaire de l'Hôtel-Musée à Wendake.

OÙ VOUS VOYEZ-VOUS DANS CINQ ANS ?

Pas mal à la même place. Avec des enfants qui continuent d'être en santé, qui vont bien à l'école. Professionnellement, je suis bien, j'aime ce que je fais. Je suis bien avec mon conjoint. Donc je me vois à la même place, mais cinq ans plus vieille !

QU'EST-CE QUE C'EST, POUR VOUS, ÊTRE QUÉBÉCOIS ?

Celle-là est dure. C'est difficile étant autochtone, qui habite dans une communauté urbanisée, qui parle français, au sein du Québec... Moi, mon père est membre des Premières Nations et ma mère est Québécoise. J'ai les deux. Je dirais que ce sont deux peuples, autant les Premières Nations que les Québécois, qui travaillent fort pour défendre leur identité, leur culture, leur langue. À ce niveau-là, les deux se ressemblent.

FAITES UN VOEU...

J'espère que l'ouverture qui est faite aux Premières Nations va continuer.

QUE FERIEZ-VOUS SI VOUS GAGNIEZ UNE SOMME IMPORTANTE ?

Je voyagerais, j'emmènerais mes enfants partout dans le monde. Déjà, on le fait et ça forme la jeunesse, ça les ouvre sur toutes sortes de réalités. Je continuerais à travailler, mais je voyagerais beaucoup plus.

DANS VOTRE VIE, CES CINQ OBJETS SONT-ILS POSITIFS OU NÉGATIFS ?

Téléphone

Négatif.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Positif.

Télévision

Positif.

Bouteille de bière ou de vin

Ça dépend.

VOUS DEVENEZ PREMIÈRE MINISTRE DEMAIN. QUELLE EST LA PREMIÈRE PHRASE DE VOTRE PREMIER DISCOURS ?

Je remercierais la population pour la confiance, parce que, selon moi, c'est ce qu'il y a de plus important.

Photo David Boily, La Presse

Michelle Picard, 37 ans, gestionnaire

Photo David Boily, La Presse

Michelle Picard, 37 ans, gestionnaire

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