Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Gabriel Béland LA PRESSE

Pierre Villeneuve, 52 ans, garagiste à La Malbaie

QU'EST-CE QUI VOUS PRÉOCCUPE EN CE MOMENT ?

La main-d'oeuvre. De l'ouvrage, on sait qu'on va en avoir demain matin. Mais trouver de la main-d'oeuvre, ça m'inquiète. Ça devient un problème, parce qu'on est obligés de refuser une certaine clientèle parce qu'on n'est pas capables de fournir à la demande. Moi, il me manquerait quatre employés, et je ne les trouve pas.

QUELLE EST LA DERNIÈRE CHOSE QUI VOUS A MIS DE BONNE HUMEUR ?

Je ne peux pas te dire, je suis toujours de bonne humeur ! Quand ça va mal, il y a toujours une solution au problème.

QUELLE EST LA DERNIÈRE CHOSE QUI VOUS A MIS EN COLÈRE ?

Le gouvernement, qui peut nous mettre des bâtons dans les roues. Les frais fixes pour les entreprises, les impôts sont trop élevés. Ça, ça me met en colère.

QUELLE EST LA DERNIÈRE PERSONNALITÉ PUBLIQUE DONT LA MORT VOUS A ÉMU ?

Non, il n'y en a pas qui me viennent en tête.

SI VOUS POUVIEZ ET VOULIEZ VIVRE DANS UNE AUTRE VILLE DU QUÉBEC, LAQUELLE SERAIT-CE, ET POURQUOI ?

Le centre-ville de Québec, pour être plus proche de tout ce dont on a besoin, les fournisseurs, les clients. Et aussi Québec, c'est une ville que j'aime bien, c'est une ville qui est propre.

SI VOUS POUVIEZ CHANGER UNE SEULE CHOSE DANS VOTRE CIRCONSCRIPTION, QU'EST-CE QUE CE SERAIT ?

Y en a pas mal à changer dans cette région-là. Pour commencer, faudrait créer plus d'usines dans notre région pour amener plus de développement, et lâcher un peu les questions touristiques. Plus d'emplois fixes, de meilleurs salaires...

SI VOUS POUVIEZ CHANGER UNE SEULE CHOSE AU QUÉBEC, QU'EST-CE QUE CE SERAIT ?

Non, je ne suis pas assez connaissant. Si je voulais changer des choses au Québec, je deviendrais politicien. Mais je ne m'enlignerai pas là-dessus, ce n'est pas mon domaine.

QUEL EST LE DERNIER CONTENU QUE VOUS AVEZ PARTAGÉ SUR FACEBOOK ?

Des liens pour mes commerces, mes bannières, des spéciaux au niveau des prix...

OÙ VOUS VOYEZ-VOUS DANS CINQ ANS ?

À la même place, avec la « soute » sur le dos en train de travailler, faute de main-d'oeuvre, carrément.

QU'EST-CE QUE C'EST, POUR VOUS, ÊTRE QUÉBÉCOIS ?

C'est la misère. J'ai pas connu les autres sortes de races, mais être québécois, c'est vraiment la misère. Y'a rien de facile. Il faut aimer le climat, on a les impôts, tout est très dispendieux...

FAITES UN VOEU...

Il n'y a pas de voeu à avoir si chaque matin tu te lèves et que tu donnes ton 100 %. Reste chez vous et tu n'en auras pas, de voeux.

QUE FERIEZ-VOUS SI VOUS GAGNIEZ UNE SOMME IMPORTANTE ?

Je ne changerais pas, je continuerais ce que je fais là parce que j'aime ce que je fais. Ça ne me dérange pas de finir à 22 h le soir parce que l'ouvrage ne m'embête pas.

DANS VOTRE VIE, CES CINQ OBJETS SONT-ILS POSITIFS OU NÉGATIFS ?

Téléphone

Positif.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Positif.

Télévision

Positif.

Bouteille de bière ou de vin

Encore plus positif.

VOUS DEVENEZ PREMIER MINISTRE DEMAIN. QUELLE EST LA PREMIÈRE PHRASE DE VOTRE PREMIER DISCOURS ?

On va essayer d'améliorer les choses, on va baisser les impôts, baisser la dette avant d'investir ailleurs.

Photo Robert Skinner, La Presse

Pierre Villeneuve, 52 ans, La Malbaie

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