Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Mis à jour le 5 juill. 2018
Fanny Lévesque LA PRESSE

Stéphanie Le Goff, 41 ans, Tadoussac. Coordonnatrice à la programmation.



Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?


Ce qui me préoccupe, c'est le manque d'authenticité en général chez les gens et dans la politique. On porte trop de masques aujourd'hui. C'est une des choses qui m'inquiètent le plus dans la société. On s'est un peu éloignés de la vraie vie et des vraies affaires.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Il faisait beau ce matin, ça me suffit.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

Le manque de conciliation. D'essayer d'imposer des choses trop vite aux gens.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ? 

Maurane.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Je ne connais pas cette ville, je ne sais pas ce qui fait partie du conte et ce qui n'en fait pas partie, mais je dirais Saint-Élie-de-Caxton. J'aime la poésie de Fred Pellerin. J'aime le côté « petit milieu soudé ». C'est certain que rien n'est parfait, mais la solidarité des petits milieux me touche particulièrement.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

Faire les choses plutôt que d'en parler. Agir et arrêter de se défendre pour qui on est ou se fier à des standards. On est dans un milieu éloigné et l'idée, c'est d'être fier et d'assumer ce milieu.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

La solidarité. Assumer que le Québec de maintenant est différent de celui d'il y a 20, 40 ou 60 ans. Se rendre compte que tous les aspects différents le composent, qu'ils sont complémentaires. Que tout ce qui se passe maintenant fera partie de demain.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

Un contenu sur la fin de semaine de l'humour à Tadoussac, un évènement culturel.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Ici.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

C'est aimer le Québec dans son entièreté, dans tous ses aspects. Agir tous les jours comme si c'était un choix d'être là, parce que c'en est un.

Faites un voeu ...

Je souhaite que mes enfants aient le choix de rester ici ou pas.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Je payerais mes dettes, je continuerais à faire ce que je fais et j'en distribuerais.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Négatif.

Télévision

Négatif.

Bouteille de vin ou de bière

Positif.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

On va le faire ensemble, on va travailler ensemble pour que dans dix ans, tout le monde se sente fier d'être québécois.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.