Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Mis à jour le 18 juin 2018
Jean-Sébastien Gagnon LA PRESSE

Isabelle Millette, Montebello, 46 ans, Entrepreneure

Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?

L'économie. Malgré toute notre bonne volonté, si notre situation économique n'est pas bonne... Quand le salaire augmente, ça a de grosses répercussions sur les budgets des entreprises. Ça va si on parle de deux-trois employés, mais lorsqu'une entreprise a une soixantaine d'employés, ça fait une énorme différence. Le prix de l'essence continue d'augmenter d'année en année. Est-ce une nécessité ? C'est toujours comme ça, avant la période estivale.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Me lever le matin quand je vais voir mes chevaux. Je suis éleveuse de chevaux aussi ! J'attends deux poulains au mois de juin. Tout le monde est toujours de bonne humeur, à l'écurie. Ils sont toujours heureux de me voir ! Il y a des câlins et des becs et tout ça, ça part ma journée du bon pied.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

Les gens qui sont égoïstes, qui ne pensent qu'à eux et qui pensent que les autres vont gérer leurs affaires. Par exemple, pendant le Rockfest. Certaines personnes louent des endroits sans le demander aux autres pour toute la fin de semaine. Ils laissent aux autres le soin de tout gérer et prennent l'argent et merci bonsoir. Il y en a plein, des gens comme ça.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Fats Domino. Mon père était un fan.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

J'ai failli déménager en Estrie. C'est proche des États-Unis. Si tu me demandais hors Québec, ce serait à New York demain matin.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

Il n'y a rien qui indique que nous sommes arrivés dans Petite-Nation à l'entrée de l'Outaouais. Quand tu arrives dans les Laurentides, tu sais que tu y es. Il y a la station-service et tout ça. Ici, il n'y a rien. C'est à Fassett qu'il faudrait mettre une station d'essence, une aire de restauration et tout. Il y avait le restaurant La Canadienne à l'époque. Tout le monde arrêtait là. Le restaurant a déménagé quand ils ont fait l'autoroute 50.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Tous les partis politiques. Il n'y en a aucun de bon. Ce n'est pas qu'ils ne font pas de bonnes choses, mais il nous manque un vrai parti politique qui travaillerait pour sa province et son pays et qui penserait à son peuple et sa progéniture.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

J'utilise plus la page de mon entreprise, le Journal les 2 Vallées. J'utilise Facebook seulement pour la business.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

J'aimerais avoir le potentiel financier d'acheter un autre journal, qui serait aussi en milieu rural, et de le développer pour pouvoir élargir notre territoire. J'aimerais aussi avoir des locaux appropriés, avec une belle équipe qui travaillerait à temps plein.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

Pour moi, être Québécoise, c'est ne pas perdre notre identité. Je respecte tout ce qui a trait aux autres religions et à l'immigration, mais je trouve ça tellement important. Je suis vraiment en faveur des fermes agricoles. Les jeunes ne se font pas aider pour développer l'agriculture au Québec. Il faut revenir à ces sources-là. Il faut recommencer à manger des produits d'ici. C'est de là que tout part, pour moi.

Faites un voeu...

Que mon fils réussisse ! Nos enfants sont importants. Je le regarde et il se cherche. Il a 18 ans, il est en appartement. J'aimerais qu'il trouve sa voie et qu'il soit capable de se débrouiller lui-même.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Je continuerais de faire ce que je fais au niveau de mon travail. Quand tu es entrepreneure un jour, c'est pour toujours. Est-ce que je deviendrais dragon ? Non ! C'est plus de trouble. Je voyagerais. Je me payerais peut-être les choses que je n'ai jamais pu me payer. J'aurais un gros ranch. C'est sûr que je continuerais mon élevage au lieu de l'arrêter.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif

Ordinateur

Négatif

Carte de crédit

Négatif

Télévision

Positif

Bouteille de bière ou de vin

Très positif

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

Bienvenue chez vous !

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler ? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse ? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.