Entreprises

Premier sommet international du repreneuriat

Reprendre pour mieux entreprendre
C'est du jamais vu : un événement mondial entièrement consacré à la reprise et au transfert d'entreprise. Un défi de taille à l'heure des nombreux départs à la retraite. Et c'est ici, à Montréal, que se rencontreront pour la première fois les acteurs majeurs du repreneuriat. Une occasion en or de parfaire ses connaissances et de réseauter!

Une première mondiale

Inscrivez la date à l'agenda : le vendredi 19 mai aura lieu le tout premier Sommet international du repreneuriat, qui réunira plus de 80 conférenciers d'ici et d'ailleurs (Québec, Royaume-Uni, Suède, Belgique, France) pour discuter des enjeux, des bonnes pratiques et des solutions de la relève. Les participants auront le choix entre 14 ateliers portant sur les différentes facettes de la reprise et du transfert d'entreprise. « C'est une première mondiale, et le Québec se situe à l'avant-garde, se réjouit Vincent Lecorne, PDG du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ), organisme à but non lucratif à l'origine de l'événement.

Une initiative qui tombe à point

Le concept même de « repreneuriat », un mot souvent méconnu et mal compris, sera précisé d'entrée de jeu. « Le repreneuriat est un peu le parent pauvre de l'entrepreneuriat, lequel valorise beaucoup les start-ups, observe Vincent Lecorne, qui préside le Sommet. On veut le démystifier et lui donner ses lettres de noblesse. » Le Sommet s'inscrit aussi dans une longue réflexion amorcée il y a plus de 10 ans, alors que la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) sonnait l'alarme sur les départs à la retraite des baby-boomers propriétaires d'entreprise. « Déjà, on annonçait un manque criant de repreneurs potentiels au Québec et dans tous les pays de l'OCDE. En 2017, le problème n'est toujours pas réglé : si on ne fait rien, ce sont plus de 30 000 entreprises québécoises qui se retrouveront le bec à l'eau au cours des cinq prochaines années », dénonce M. Lecorne.

Des activités pour démocratiser l'accès au repreneuriat

Comme il ne peut régler à lui seul le problème, le CTEQ a eu la bonne idée de faire appel à une brochette d'experts de différentes disciplines pour en débattre tout le long de cette journée. Au menu : le passage de l'intention à l'action, le repreneuriat familial, régional, agricole, en série ou coopératif, les occasions repreneuriales, la planification, la négociation, le financement, l'accompagnement, le rôle du cédant, la place des femmes et l'importance des jeunes pour favoriser le dynamisme du repreneuriat. Les 14 ateliers, présentés sous forme de table ronde, inviteront les participants à réfléchir sur des sujets donnés, à poser des questions et à émettre leur opinion. Et comme tout sommet digne de ce nom, un cocktail dînatoire de réseautage viendra clore l'événement. « C'est le moment idéal pour échanger avec les chercheurs invités et établir de nouvelles relations avec des gens du milieu », insiste Vincent Lecorne.

Le Sommet international du repreneuriat, c'est aussi deux grandes conférences, le matin et le midi, avec des invités de renom qui témoigneront de leur histoire de reprise d'entreprise. Voilà une raison de plus de participer au Sommet.

À surveiller

Ce fabuleux partage du savoir mènera ultimement à l'adoption d'une déclaration commune, question de statuer sur l'état de la situation, d'alerter les acteurs du développement économique et d'accentuer la recherche. « La fameuse courbe démographique nous amène à nous interroger sur la façon de maintenir le rythme économique de nos régions, soutient le PDG. Le Québec jouit d'une vision gouvernementale pour faciliter le transfert d'entreprise, et c'est tant mieux. Avec le Sommet international de l'entrepreneuriat, on veut s'inspirer de ce qui se fait de mieux, partout sur la planète. »

« Veiller à la pérennité des entreprises d'aujourd'hui avec les entrepreneurs de demain. » - Vincent Lecorne, PDG du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ)

Le Sommet international du repreneuriat en brefPour qui ? Les chefs d'entreprise, les repreneurs, les chercheurs, les entrepreneurs, les conseillers et les intervenants du développement économique. Bref, tous les acteurs majeurs de l'écosystème repreneurial.

Pour quoi ? Donner le goût aux jeunes de reprendre une entreprise existante. « Si, par des activités du Sommet, on parvient à les inciter à passer à l'action, on aura atteint notre but. Car reprendre, c'est entreprendre... avec un carnet d'adresses déjà rempli de clients! » - Vincent Lecorne, PDG du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ) et président du Sommet international du repreneuriat.

Où et quand ? Le vendredi 19 mai, de 7 h 30 à 19 heures, au Hyatt Regency, à Montréal.

Consultez le site du CTEQ pour information et inscription

Les 14 ateliers au programme, résumés par Vincent Lecorne, président du Sommet (les participants ont le choix de deux ateliers, mais peuvent assister aux autres s'ils le souhaitent!). Les participants auront l'occasion d'assister aux ateliers de leur choix. Afin que tous les participants aient la même information, les organisateurs du Sommet ont prévu deux séances plénières qui permettront de faire un résumé des ateliers donnés.

1. La carrière repreneuriale : de l'intention à l'action : « Des chercheurs vont mettre la table en dressant le portrait macroéconomique du repreneuriat. »

2. Le repreneuriat familial : « La reprise familiale est très forte au Québec - les entreprises passent d'une génération à l'autre. Souvent, des personnes externes qualifiées complètent ce groupe de repreneurs. »

3. Le repreneuriat régional : « Il sera question d'ancrage des entreprises dans les régions, de l'importance de leur pérennité sur les communautés et des efforts pour les maintenir en vie. »

4. Le repreneuriat agricole : « Les jeunes repreneurs se font rares en comparaison avec le nombre de fermes à vendre. L'économie du Québec en dépend. »

5. Le repreneuriat en série : « Certains repreneurs achètent plusieurs entreprises dans des secteurs d'activité donnés. On s'intéresse à eux! »

6. Le repreneuriat coopératif : « Les propriétaires dirigeants oublient souvent que les plus habilités à assurer la relève sont leurs propres employés! Cette possibilité sera détaillée. »

7. Le repreneuriat au féminin : « Les femmes repreneures sont encore peu nombreuses. On a beaucoup de travail à faire pour les attirer. Quelques-unes d'entre elles viendront témoigner. »  

8. Les occasions repreneuriales : « Certains ne saisissent pas l'intérêt de reprendre une entreprise existante au lieu d'en démarrer une nouvelle - le transfert du savoir et des pouvoirs implique un parrainage intéressant. »

9. La négociation repreneuriale : « Comment négocie-t-on une reprise d'entreprise? Vous l'apprendrez ici. »

10. Le rôle de la planification dans la réussite du projet repreneurial : « Chaque institution ou organisme a son propre guide de la reprise d'entreprise, un processus qui nécessite une solide planification. »

11. Le rôle de l'accompagnement : « Un transfert d'entreprise réussi ne peut se faire sans le concours d'un conseiller et d'intervenants du milieu. »

12. Le rôle du financement : « Il existe différentes façons de concevoir un montage financier. Encore faut-il les connaître! »

13. Le rôle du cédant : « Un transfert d'entreprise fonctionne seulement si le propriétaire dirigeant s'implique activement. C'est là tout l'aspect psychologique et émotionnel de la transaction. »

14. L'importance des jeunes pour favoriser le dynamisme repreneurial : « Le point de vue des jeunes face au cédant - un parent ou une personne extérieure - sera entendu. Soit l'intégration, le dynamisme et les exigences des jeunes par rapport à l'expérience du propriétaire dirigeant. » 

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:2320429:box

publicité

la boite:2333426:box
la boite:2320468:box
la boite:2334608:box

publicité

publicité

image title
Fermer