• Accueil > 
  • XTRA > 
  • Entreprises 
  • > Le transfert d'entreprise 101 : Préserver la richesse et créer la valeur de demain 
Entreprises

Le transfert d'entreprise 101 : Préserver la richesse et créer la valeur de demain

On ne le dira jamais assez : avec les départs à la retraite des baby-boomers à la tête d'un grand nombre de PME, la relève des entreprises constitue un enjeu majeur pour le développement économique et social du Québec. Un enjeu, mais aussi une formidable occasion pour les entrepreneurs!

Une entreprise existante, c'est un peu comme une mine d'or qui ne demande qu'à être exploitée. Déjà bien établie, rentable, possédant des employés, une clientèle et des ententes avec des fournisseurs, elle a tous les atouts pour continuer de rayonner. « Le repreneuriat est l'un des meilleurs investissements, affirme Catherine Fisette, conseillère au Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ). On reprend une entreprise qui va bien et on l'amène à un autre niveau. C'est parfait pour les personnes qui disposent d'une mise de fonds, cumulent des expériences de gestion et souhaitent devenir leur propre patron sans partir de zéro. » Une avenue profitable pour ces repreneurs et tout le Québec qui conserve ainsi ses PME et des milliers d'emplois!

La clé du succès : préparer le terrain

Avant de se lancer dans une pareille aventure, une bonne préparation est de mise. Et cela ne se fait pas en criant lapin : il faut compter en moyenne de 2 à 8 ans pour franchir toutes les étapes du processus. Plus on s'y prend d'avance, mieux c'est. 

- Réfléchir à ses motivations

« Ça commence par une réflexion et un bilan personnel », dit Catherine Fisette. Pourquoi souhaite-t-on vendre son entreprise? Quelles sont ses perspectives d'avenir et les actions qui permettraient de la propulser? Qu'envisage-t-on de faire après - se consacrer à ses projets personnels ou continuer de jouer un rôle dans sa communauté d'affaires? « Si on ne se pose pas ces questions, on sera tenté de reculer en cours de route, remarque Mme Fisette.

- Considérer les postes clés (l'équipe de gestion, mais aussi les employés)

Pour un portrait global de l'entreprise, effectuer un diagnostic organisationnel (forces, faiblesses, occasions et menaces). Bref, planifier la relève avant de penser à vendre!

Les options de transfert

C'est tout bien réfléchi : on veut passer le flambeau pour les bonnes raisons et l'entreprise est fin prête à accueillir la relève. Mais de quelle relève parle-t-on? Familiale? Interne? Externe? Survol des différentes options.

-  La relève familiale (ou transfert d'une génération à une autre)

C'est l'option la plus répandue au Québec. C'est normal puisque près de 90 % des PME du Québec sont d'origine familiale, souvent depuis plusieurs générations. « On recommande de mettre en place un conseil de famille et de déterminer les rôles et responsabilités de chacun », dit Mme Fisette.

- La relève interne ou MBO (management buy-out)

Personne dans la famille n'est prêt à reprendre le flambeau? On peut voir à l'interne qui souhaite racheter l'entreprise. « C'est l'une des meilleures options, assure Catherine Fisette. Les dirigeants ont toutes les qualifications requises pour assurer sa continuité et même innover. » Fait à noter, les créanciers apprécient beaucoup ce type de rachat puisqu'il diminue les risques au niveau du transfert de direction. Le défi reste cependant la mise de fonds. Souvent, le rachat se fera de façon progressive. 

- La reprise collective ou coop

Ici, ce sont les employés qui se serrent les coudes pour racheter l'entreprise et assurer sa pérennité. Le CTEQ dispose d'un programme qui permet d'accompagner et d'offrir tout le soutien nécessaire - évaluation, diagnostic organisationnel, étude de faisabilité, aide financière, etc.

- La relève mixte (combine plus d'un type de relève)

Chaque fois qu'on transfère une entreprise d'une génération à une autre, le taux de succès diminue. C'est que les enjeux (employés, fournisseurs, chiffre d'affaires, etc.) changent au fil des ans. L'idée est donc de « jumeler » un membre de la famille à un gestionnaire clé ou à un repreneur externe expérimenté pour favoriser la croissance.

- La relève externe ou repreneuriat

Cette option gagne en popularité. Selon l'Indice entrepreneurial québécois (2016), de plus en plus d'entrepreneurs manifestent l'intérêt de reprendre une entreprise existante. Mais l'intention demeure faible : 6,5 % contre 73,8 % pour les start-ups. « Les besoins sont immenses au Québec. On estime le déficit à environ 38 000 entrepreneurs d'ici 10 ans », indique Catherine Fisette. 

Des experts en renfort

Comme un transfert d'entreprise n'est pas un jeu d'enfant, mieux vaut s'entourer d'experts. Le CTEQ, organisme à but non lucratif mandaté par le gouvernement pour aider les entrepreneurs à planifier leur relève, s'adapte à tout type de situation, selon qu'on est « cédant » ou « repreneur ». En plus de l'accompagnement et du maillage entre protagonistes, le CTEQ offre plusieurs formations dans tout le Québec. Parmi les plus courues :

- Succès-Relève, pour connaître les différentes étapes d'une acquisition réussie (s'adresse aux entrepreneurs qui souhaitent acheter une entreprise).

- Futurs repreneurs, soyez préparés, où on aborde l'ensemble du processus d'acquisition.

- Réussir son transfert de direction, où on explique les défis liés au processus de transfert de direction, quel que soit le type de transfert.

- MPA - les meilleures pratiques d'affaires, pour les repreneurs et les cédants. 

Pour plus d'information et pour vous inscrire en ligne, visitez le site du Centre de transfert d'entreprise du Québec.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:2320429:box

publicité

la boite:2333426:box
la boite:2320468:box
la boite:2334608:box

publicité

publicité

image title
Fermer