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YUL, LOL, OMG : les codes des aéroports décryptés

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Une vue sur l'aéroport Montréal-Trudeau, connu sous le code YUL.

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Charles-Édouard Carrier

Collaboration spéciale

La Presse

Ce sont trois lettres essentielles à tout bagage qui doit rentrer à Montréal : YUL. Mais d'où viennent ces codes associés aux aéroports ? C'est aux bureaux de l'Association internationale du transport aérien (IATA), à Montréal, que sont déterminés les identifiants de tous les aéroports du globe. Petite histoire de trois lettres qui en disent long.

L'après-guerre

Dans les années 20 et 30, le nombre de vols, de voyageurs et d'aéroports permettait que l'on écrive, à la main et au complet, l'aéroport de destination sur les étiquettes des bagages. L'IATA explique que c'est à la fin de la Seconde Guerre mondiale que l'aviation civile a décidé de créer un système universel pouvant simplifier le transport des bagages et l'échange d'information entre les compagnies aériennes, les aéroports et les voyageurs.

Obtenir un identifiant

Les règles d'attribution d'un code alphabétique sont déterminées par l'IATA et désignent toute aérogare qui reçoit des vols civils ou nolisés, des aéroports alternatifs à usage réservé aux compagnies aériennes. On essaie d'abord de donner un code qui correspond aux premières lettres du nom du lieu. Sinon, c'est une combinaison de lettres commençant, si possible, par la première lettre de l'endroit. On utilise souvent des références historiques pour déterminer un code qui, au premier coup d'oeil, pourrait sembler tout à fait aléatoire.

Contestation, modification ou proposition

Selon l'IATA, on estime que le coût d'un seul changement de code peut atteindre des millions de dollars. Cela impliquerait de mettre à jour tous les systèmes informatiques des compagnies aériennes, des agences de voyages, des autorités en matière d'aviation civile, et de revoir les formulaires et la documentation. C'est pour cette raison qu'un aéroport ne peut demander de changer son code ni d'en proposer un, si celui qu'on lui a attribué ne convient pas.

Le cas JFK

L'aéroport international John F. Kennedy, à New York, est l'un des rares à avoir réussi à changer son identifiant. Initialement, l'aéroport était codé IDL pour Idlewild Airport. C'est après l'assassinat du président américain que l'on a rebaptisé l'aéroport. Des pressions politiques auprès de l'US Federal Aviation Administration (FAA) ont permis de finalement faire changer le code pour JFK.

L'histoire de YUL

À la demande du Canada, l'IATA a attribué la lettre Y à tous les aéroports du pays, mais l'organisation n'est pas en mesure d'expliquer le « UL », dont l'origine est nébuleuse. Récemment, les recherches du blogueur Martin Bérubé auraient permis de faire le lien entre le YUL que l'on connaît et un radiophare situé à Kirkland qui diffuse en continu les lettres UL en morse. L'IATA n'a pas été en mesure de confirmer cette hypothèse sur l'origine du code de l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau.

Pénurie de codes?

À trois lettres, il y a un maximum de 17 576 possibilités (26 x 26 x 26), dont sont exclues des combinaisons telle SOS, pour des raisons de sécurité. On s'inquiète d'une pénurie de codes et l'IATA travaille à un plan d'action à ce sujet. De son côté, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), qui est également installée à Montréal, utilise déjà des codes de désignation d'aéroports à quatre chiffres utilisés dans les opérations de contrôle aérien et rarement visibles pour les voyageurs. Ceux-ci pourraient éventuellement voir leur utilisation répandue.

Des codes qui font sourire

Il y a quelques années, LOL faisait référence à l'aéroport Derby Field, au Nevada, bien plus qu'à un éclat de rire. Tout le contraire aujourd'hui. Voici d'autres exemples de codes d'aéroport auxquels on peut facilement attribuer un double sens.

BUD: Aéroport international de Budapest-Ferenc Liszt, Hongrie

SEX: Aéroport de Sembach Airport, Sembach, Allemagne

FUN: Funafuti International Airport, Funafuti, Tuvalu, Polynésie

BUM: Aéroport Butler Memorial, Missouri, États-Unis

DOG: Aéroport de Dongola, Dongola, Soudan

CAT: Aéroport de Cat Island, Cat Island, Bahamas

OMG: Aéroport Omega, Omega, Namibie

EAT: Aéroport Pangbong Field, Wenatchee, Washington, États-Unis

FAT: Aéroport Fresno Yosemite, Fresno, Californie, États-Unis

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