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Voyager: jamais sans mon chien

Cooper dans les alpes suisses.... (PHOTO FOURNIE PAR GABRIELLE GIROUX-BURROUGHS)

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Cooper dans les alpes suisses.

PHOTO FOURNIE PAR GABRIELLE GIROUX-BURROUGHS

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Inclure son chien dans ses projets de voyage? L'idée peut sembler farfelue pour qui n'a pas de chien. Pourtant, les voyageurs canins se comptent désormais par millions, tant aux États-Unis qu'au Canada. Les hôtels les accueillent plus que jamais, des activités touristiques s'organisent. Présentation d'une tendance qui est là pour rester.

La chienne Dina a fait partie intégrante d'un... (Photo fournie par Louise Dugas) - image 1.0

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La chienne Dina a fait partie intégrante d'un road trip de 5 semaines en roulotte dans les provinces maritimes. On la voit ici à Grande-Anse, au Nouveau-Brunswick.

Photo fournie par Louise Dugas

Lui faire une place dans ses plans ou le laisser à la maison? La question se pose pour des millions de millions de propriétaires de chiens à l'approche d'un nouveau voyage. La réponse allait de soi il y a 15 ans: «Tu restes, je pars!» Mais la donne a changé. De plus en plus de voyageurs incluent leur animal de compagnie dans leurs projets de vacances, quitte à faire des courbettes avec leur itinéraire. Et à s'imposer une longue planification.

Le printemps dernier, Louise Dugas et Pierre Cloutier ont passé cinq semaines à sillonner les routes panoramiques des provinces atlantiques à bord de leur roulotte. Pour leur servir de copilote: Dina, une chienne teckel croisée pitbull âgée de sept ans et demi.

«Le voyage n'aurait pas été le même sans Dina, lance Louise Dugas. Elle était belle à voir. Elle nous a accompagnés dans nos randonnées, s'est baignée dans la baie de Fundy; j'ai vu mes premiers icebergs à ses côtés. Surtout, elle facilitait les rencontres avec les gens du coin. Un chien, c'est un formidable lubrifiant social.»

La chienne semait des sourires sur son passage, comme elle l'a fait à chacun de ses voyages: les vignobles de Prince Edward County en Ontario, les plages des Hamptons, celles de Cape Cod. L'an prochain, cette voyageuse enjouée et affectueuse (adoptée dans un refuge quand elle n'avait que 11 mois) ajoutera l'Ouest canadien et américain à son carnet de route.

Dina a beau être une formidable partenaire de voyage, ses maîtres doivent consentir à plusieurs sacrifices lorsque la chienne les accompagne. «Lorsque je voyage avec Dina, je ne suis pas dans le même état d'esprit que lorsque je suis seule, dit Louise Dugas. Je suis moins libre, car je dois penser à elle constamment.» La présence de la chienne dicte chaque fois les lieux d'hébergement, les sites de visite. Les restaurants? Il faut s'assurer qu'on y trouve une terrasse (et que la chienne y est admise). «Sinon, on trouve un endroit calme, à l'ombre, où laisser la roulotte avec Dina à l'intérieur.» Pour manger à l'hôtel, le choix se résume souvent au seul service aux chambres.

Un casse-tête, certes, mais qui ne freine pas les propriétaires de chiens, qui considèrent Fido, Benji et compagnie comme un membre à part entière de leur famille, y compris pour les vacances.

Des chiens par millions 

Aux États-Unis, on compte 77,8 millions de chiens, selon un sondage mené en 2014 par l'American Pet Products Association (APPA). En comparaison, le Canada en compterait 6,4 millions, selon l'Institut canadien en santé animale. Et au Québec, le nombre de chiens s'élevait à 978 000 en 2013, selon les plus récentes statistiques compilées pour l'Association des médecins vétérinaires du Québec (l'AMVQ) en pratique des petits animaux.

Le sondage mené aux États-Unis révélait aussi que parmi les 54,4 millions de ménages possédant un chien, 37% incluent leur toutou dans leur voyage sur la route. C'est deux fois plus qu'il y a 10 ans.

Du côté canadien, la firme Ipsos révélait en 2013 que 32% des 13,3 millions de ménages canadiens possèdent un chien et que la moitié de ces derniers amenaient leur compagnon à fourrure en vacances.

Au total, ce sont environ 20 millions de familles américaines et 2 millions de familles canadiennes qui sont parties sur la route des vacances accompagnées de leur chien au cours d'une année. Ça fait beaucoup de toutous qui ont besoin d'être hébergés (et nourris et divertis).

Devant cet afflux de potentiels clients à quatre pattes, l'industrie hôtelière n'a pas eu le choix de s'adapter. Du moins, chez nos voisins du Sud, où les animaux de compagnie étaient admis dans 61% des hôtels en 2012, selon un sondage mené par l'American Hotel and Lodging Association (AHLA).

Le Québec se fait tirer l'oreille 

Au Québec, plusieurs hôtels tardent à ouvrir leurs portes aux chiens. Allergie, bruit, salubrité; toutes les raisons sont bonnes pour déclarer les visiteurs à quatre pattes «canina non grata». C'est vrai surtout pour les établissements indépendants et les gîtes. Pourtant, les hôtels chics, aux standards de qualité réputés élevés, les acceptent depuis des années. Parfois, ils imposent des restrictions sur le poids des chiens (ou leur nombre), mais pas toujours. Certains ont choisi de faire des clients canins un outil de marketing et offrent aux animaux un traitement royal.

C'est le cas à l'hôtel Vogue ou encore au W, deux hôtels de luxe situés au centre-ville de Montréal. «Depuis 1998, les animaux de compagnie sont admis dans tous les hôtels du groupe Starwood, et ce, partout dans le monde, pour répondre à la demande des clients», explique Nathalie Marchand, responsable du marketing et des relations publiques à l'hôtel W de Montréal. En moyenne, l'hôtel reçoit de quatre à sept animaux par mois, des chiens dans 90% des cas. «Les clients qui voyagent avec leur animal viennent surtout du nord-est des États-Unis et de l'Ontario.»

Accueillante Europe 

En fin de compte, c'est peut-être en Europe que les voyages humains-canins sont le moins compliqués à organiser. C'est du moins la perception qu'a Gabrielle Giroux-Burroughs après un voyage de deux semaines en Suisse avec son conjoint et leur berger australien d'un an et demi appelé Cooper. «Nous habitons à New York et ici, les frais de pension pour chiens sont si élevés que c'était plus économique d'emmener notre chien. Des gens de la famille, au Québec, nous ont dit qu'on était fous de s'ajouter ce poids sur les épaules. Mais tout s'est très bien passé.

«On a réservé nos hébergements sur Airbnb trois semaines à l'avance. On a loué une voiture, mais on aurait pu prendre le train avec notre chien. On a fait deux croisières et deux tours de ville avec lui. Et il se couchait à nos pieds dans les restaurants. La seule étape qui a demandé une plus longue planification a été l'achat du billet d'avion.»

Repartirait-elle en voyage avec Cooper? «Bien sûr! Le fait que les chiens soient bien acceptés est devenu mon premier critère pour choisir mes destinations. Le prochain voyage pourrait bien être en République tchèque.»

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