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Tout quitter pour... Voir le monde en voilier

Passer cinq ans de par le monde a... (Photo fournie par la famille Sabourin)

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Passer cinq ans de par le monde a permis à la famille Sabourin de lier des amitiés et de connaître des plaisirs au-delà des frontières.

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Tout abandonner pour voyager? Partez à la rencontre de voyageurs qui ont décidé de consacrer leur vie à l'aventure.

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Qui? Ghislain Sabourin, Annie Couture et leurs fils Guillaume et Olivier

Quoi? Cinq ans autour du globe

Comment? En voilier

Pendant cinq ans, ils ont navigué sur les océans à bord du Myriam. Le 15 juin dernier, Ghislain Sabourin, sa conjointe Annie Couture et leurs deux fils sont rentrés au Québec. Le voilier a été mis en cale sèche et la famille s'est installée dans une nouvelle maison, non flottante celle-là, en Montérégie.

Difficile de revenir après cinq ans sur les océans? Pas pour l'instant, lance Annie Couture. «Nous avons plusieurs projets terrestres, notamment avec l'achat d'une nouvelle usine pour Ghislain. Moi, je profite de ma famille, de ma cuisine qui ne bouge pas! Et les enfants ont connu une rentrée scolaire sans problème.»

C'est pour permettre à Guillaume, 13 ans, et Olivier, 9 ans, de poursuivre leur scolarité que le couple a décidé de mettre un terme à son périple. Pendant cinq ans, c'est Annie qui s'est chargée de l'éducation de ses fils.

«Quand on part aussi longtemps en voilier, il faut savoir porter plusieurs chapeaux : médecin, électricienne, psychologue, enseignante...», raconte Annie.

De retour à l'école, les deux frères ont mille histoires à raconter. Ils ont vu les animaux de la savane africaine, rencontré des Papous accueillants aux îles Trobriand, observé les lions de mer aux Galapagos, escaladé d'anciens cratères volcaniques en Nouvelle-Zélande, visité les temples du Laos et de l'Indonésie...

«On a voulu donner la chance aux enfants de voir le monde, leur offrir une liberté d'esprit. Pendant cinq ans, mes fils ont vécu des expériences concrètes. Ils ont échangé des jouets, vu la pauvreté. Ils se sont fait des amis partout dans le monde, sans préjugé.»

Annie Couture est fière de ce voyage où, dit-elle, elle s'est dépassée sans cesse. Elle a toutefois hésité avant de sauter à pieds joints dans le projet initié par son conjoint. Pendant les préparatifs des vacances de 2004, il a lancé que le seul moyen de voir les îles du Pacifique serait d'y aller en voilier. Elle a pris la remarque à la légère. Erreur. Il était très sérieux. Ils n'avaient jamais fait de voilier ? Ils apprendraient. Il venait à peine d'acheter une usine à Chesterville? Il la vendrait pour réaliser ce rêve.

C'est après avoir lu un récit de tour du monde en famille (par l'équipage de la V'limeuse) qu'Annie Couture a pris la décision de partir. Le feu vert était donné. La vente de l'usine a permis d'acheter un voilier flambant neuf, baptisé Myriam, le nom qu'aurait eu leur fille (s'ils en avaient eu une!).

Le hic: leur seule expérience en mer se résumait à trois jours de voilier, avec un capitaine, sur la barrière corallienne en Australie. «Je suis allé faire de la voile un week-end à Valleyfield, pour voir si ça se conduisait comme un cheval ou comme un vaisseau spatial», raconte Ghislain Sabourin. L'expérience a été concluante. «J'ai fait trois ans de formation et en 2009, on a passé tout l'été sur le lac Champlain. Mais quand on est partis, on n'avait jamais pris la mer!»

Ils ont commencé par longer la côte américaine. Au 10e jour de navigation, le bateau a été frappé par la foudre. Ils ont tout réparé et ont continué jusqu'au canal de Panama. De l'autre côté, le Pacifique, avec toutes ses tempêtes et ses possibles coups de grain, les attendait. «J'étais un peu inquiet, admet le capitaine. Une traversée océanique, c'est autre chose que de longer la côte. C'est plus dur d'appeler ta mère si ça va mal!»

Pendant cinq ans, ils ont appris à dompter les eaux, à prendre soin du Myriam. Le bateau a connu des avaries, mais rien pour appeler sa mère, justement.

Le but du voyage n'était toutefois pas de transformer l'équipage en experts de la navigation. La voile était un moyen, pas une fin. «Je ne vois pas l'intérêt d'un tour du monde sans escale, dit Ghislain. Je voulais rencontrer les gens et à chaque escale, on était reçu comme des voisins, pas comme des touristes. Dans une année, on passait environ 50 jours à naviguer. Le reste du temps, on s'ancrait, on allait à terre pour voir le monde et, dans 95% des cas, on revenait dormir à bord. On rentrait dans notre bulle.»

Pour lire le récit de leur tour du monde: quoideneufsurlemyriam.blogspot.ca

Conseils pour planifier (et réussir) un long voyage en voilier

Oser faire autrement

Annie a longtemps hésité à partir, de peur de faire de la peine à ses proches. «Un projet pareil suscite forcément des inquiétudes, des questionnements, des commentaires. C'est plus facile de suivre la même voie que tout le monde. Mais il faut oser vivre différemment et se donner le droit de rêver les yeux grands ouverts.»

Ne rien laisser pourrir

«C'est vrai pour les bris sur le bateau, que tu dois réparer rapidement, mais aussi pour les relations interpersonnelles. À bord, il faut que les conflits se règlent rapidement», dit-elle.

Distinguer la prof de la mère

«L'école à bord peut être difficile, mais il faut être capable d'enlever son chapeau de professeure une fois les classes finies pour redevenir une mère et s'amuser avec les enfants.» Les soucis scolaires reviendront bien assez vite le lendemain...

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