Recherche Voyage

L'étiquette du pourboire

Autres pays, autres façons de témoigner son appréciation pour les services... (Illustration Charlotte Demers-Labrecque, La Presse)

Agrandir

Illustration Charlotte Demers-Labrecque, La Presse

Partager

Sur le même thème

Andrée Lebel
La Presse

Autres pays, autres façons de témoigner son appréciation pour les services reçus. La question des pourboires peut devenir un sujet de préoccupation lors d'un voyage à l'étranger. À qui donner? Combien? De quelle façon?

Première source d'information: la plupart des guides de voyage traitent des pratiques locales de pourboires dans la section «renseignements pratiques». Avec le mot «pourboire» et le nom du pays, vous trouverez quantité de sites internet traitant des pratiques nationales, et même des guides complets qui suggèrent un pourcentage pour chaque service.

Au Canada, aux États-Unis et au Mexique, le pourboire est une obligation. Il fait même partie du revenu des employés. Dans les restaurants, il est normal de laisser de 15 à 20% de la valeur de l'addition. Le personnel des hôtels, les chauffeurs de taxi et autres employés de service s'attendent également à recevoir quelques billets.

En France, le service est compris dans la facture des restaurants, mais il est courant d'arrondir la somme lorsque le service est bon. Les chauffeurs de taxi aiment bien recevoir un ou deux euros pour la course, en plus des surplus exigés pour les bagages. À tout le moins, on peut arrondir la somme.

Dans la plupart des pays européens, même si les pourboires ne sont pas obligatoires, ils sont devenus une pratique courante. C'est la même chose en Inde, en Égypte, en Russie, etc. Par contre, en Australie et dans les pays d'Asie, les pourboires sont très rares. Ils ont longtemps été interdits en Chine, sont fortement déconseillés à Singapour et demeurent très mal vus au Japon et en Corée du Sud. La fierté des Japonais et des Coréens est bien au-dessus des considérations pécuniaires. Petit bémol, ces coutumes locales ne s'appliquent pas nécessairement aux étrangers.

Soulignons que la mondialisation touche aussi les pourboires. Tous les hôtels internationaux et leurs restaurants, peu importe le pays, adoptent d'emblée les pratiques américaines de pourboire. Même au Japon, les employés des grandes chaînes acceptent volontiers les gratifications des touristes.

Le pourboire doit aussi tenir compte de la qualité de l'établissement. Si 2$ par jour semble raisonnable pour une personne que vous ne voyez jamais dans un hôtel «budget», une somme de 5$ est plus appropriée lorsqu'une femme de chambre d'un hôtel de luxe veille attentivement à votre bien-être.

Idéalement, il faut penser à la femme de chambre chaque jour, car le personnel d'étage change continuellement. Celle qui nettoie votre chambre sera peut-être en congé le jour de votre départ. De plus, c'est rarement la même personne qui assure le service de nuit. Il est donc préférable de remettre personnellement le pourboire à l'employé que l'on veut remercier. En Inde, par exemple, les chefs de service se bousculent devant la porte de chambre des clients qui s'apprêtent à partir. Celui qui réussit à entrer le premier empoche le pourboire.

Il est de bon usage de remercier également le bagagiste, le voiturier et le portier (environ 2$). Quant au concierge de l'hôtel, qui peut vous rendre bien des services (faire le suivi de vos bagages égarés, trouver des billets de spectacles, faire des réservations de restaurants, fournir des indications, etc.), on lui donne entre 10$ et 20$, selon les services rendus. Dans les destinations soleil, ceux qui sont affectés aux serviettes, aux chaises de plage et aux parasols méritent aussi votre attention.

Lors des excursions et visites guidées, il faut remercier le guide (environ 5$), mais aussi le chauffeur, qui fait preuve d'ingéniosité pour déjouer la circulation. Il sera heureux de recevoir 2$ ou 3$. Les services d'un chauffeur privé sont souvent négociés à la journée. On y ajoute un pourboire de 10 à 20%.

Peu importe la monnaie locale du pays, l'argent américain (sauf la petite monnaie) est accepté et souvent souhaité par le personnel. On ne peut en dire autant des dollars canadiens. Dans les pays asiatiques, et même dans les Caraïbes, les employés ont souvent du mal à échanger des billets canadiens et le taux de change peut être excessif. Autre restriction: les babioles que certains touristes offrent aux employés en guise de pourboires. S'il est vrai que les Chinois, les Russes et les Cubains raffolaient jadis des t-shirts de marque américaine, de maquillage et de fournitures scolaires, ce n'est plus le cas dans les endroits touristiques. Les employés préfèrent nettement de l'argent, qui leur permet d'acheter ce dont ils ont vraiment besoin.

Les compagnies de croisières publient des directives claires pour les pourboires du personnel, et certaines les ajoutent à la facture totale. Sans que ce soit obligatoire, on recommande un total variant entre 10 et 15$ par personne et par jour pour les divers services. N'ayez aucune crainte, les pourboires leur sont vraiment remis. Et rien n'interdit d'offrir un petit supplément pour un service exceptionnel. De plus, les bons commentaires au sujet d'un employé dans le questionnaire de satisfaction sont grandement appréciés. Ils permettent à certains d'entre eux de se démarquer auprès de leur patron et d'obtenir une promotion.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer